18.11.2020 à 16:57

ÉtudeDeux villes suisses parmi les plus chères du monde

La pandémie de coronavirus a pesé sur le classement des cités les plus chères du globe.

par
R.M.
Zurich est la ville la plus chère du monde, avec Paris et Hong Kong.

Zurich est la ville la plus chère du monde, avec Paris et Hong Kong.

iStock

L’entreprise britannique d’analyses Economist Intelligence Unit a publié son classement des villes les plus chères de la planète. Et cette année pas de podium traditionnel mais trois cités premières ex æquo: Paris, Hong Kong et Zurich. Pour compléter le top 10 suivent Singapour, Tel-Aviv et Osaka (5e ex æquo), Genève et New York (7e ex æquo) puis Copenhague et Los Angeles (9e ex æquo).

L’étude épluche le coût de la vie de plus de 130 villes du globe et un indice est créé à partir du prix de multiples biens et services. Il est basé sur les prix à New York, dont l’indice est de 100. Zurich obtient ainsi cette année un indice de 103, Genève de 100.

Impact de la pandémie

A l’autre bout du spectre les villes les moins chères de la planète sont Damas, en Syrie (indice de 22), Tachkent, en Ouzbékistan (29) et Lusaka, en Zambie (30).

La pandémie de coronavirus a pesé sur le classement, selon ses auteurs. Ainsi Zurich et Paris ont remplacé Singapour et Osaka en tête des villes les plus chères car l’euro comme le franc suisse se sont renforcés. «La pandémie de Covid-19 a provoqué laffaiblissement du dollar américain tandis que les devises dEurope occidentale et dAsie du Nord se sont renforcées contre lui, ce qui a à son tour modifié les prix des biens et services», a expliqué Upasana Dutt, responsable du coût de la vie dans le monde à l’Economist Intelligence Unit, rapporte CNBC.

Des prix à la baisse

«Les villes asiatiques ont traditionnellement dominé les classements ces dernières années, mais la pandémie a remanié les positions de cette édition», a-t-il enchaîné.

Singapour, par exemple, a vu ses prix baisser en raison dun exode de travailleurs étrangers, selon le rapport. «La population globale de la ville-État diminuant pour la première fois depuis 2003, la demande a diminué et la déflation s’est installée», a commenté le spécialiste.

Dans l’ensemble selon cette étude les prix des biens et services sont restés relativement stables. Mais certains ont été touchés par l’épidémie de coronavirus, qui a par exemple entraîné une forte baisse des prix des vêtements comme de nombreux produits de luxe ou encore de tout ce qui concerne les activités récréatives.

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40 commentaires
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Bob LAfricain

19.11.2020 à 11:16

J'ai assez envie d'aller vivre à Damas, Tachkent, ou Lusaka. Que des villes au top niveau Kabul, j'y suis resté 1 an, c'est pas mal aussi

Cornélien

19.11.2020 à 01:30

Donc pour le même prix tu as le choix entre Genève ou New York... Manhattan ou Les Paquis , Broadway ou le Grand Théâtre ... Quel dilemme !

Pierre Aubry

18.11.2020 à 20:55

Les villes les plus chère du monde, mais avec les meilleurs salaires, les plus grosses fortunes, de supers infrastructures, tout est relatif, et il vaut mieux être pauvre a Genève que pauvre a Bogota