Afrique - Deuxième frappe américaine en quelques jours en Somalie
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AfriqueDeuxième frappe américaine en quelques jours en Somalie

Le Pentagone a visé vendredi des shebab affiliés à Al-Qaïda en Somalie. Après une interruption de six mois, c’est la deuxième frappe en quatre jours sous le nouveau président américain Joe Biden.

Un AF-15 américain le 28 mai 2021. (Image d’illustration).

Un AF-15 américain le 28 mai 2021. (Image d’illustration).

Getty Images via AFP

L’armée américaine a mené vendredi une frappe aérienne en Somalie contre des djihadistes shebab affiliés à Al-Qaïda, la deuxième en quatre jours après une interruption de six mois, a-t-on appris auprès du Pentagone.

Le commandement militaire pour l’Afrique (Africom) «a mené aujourd’hui une frappe aérienne dans les environs de Qeycad», dans la province de Galmudug, à 500 km au nord-est de Mogadiscio, a indiqué à l’AFP une porte-parole du Pentagone, Cindi King. Il n’y avait aucun militaire américain au sol, aux côtés de l’armée somalienne, a souligné la porte-parole, précisant qu’il s’agissait d’une frappe de drone. «Pour des raisons de sécurité opérationnelle, nous ne sommes pas en mesure de fournir d’autres informations à ce stade», a-t-elle ajouté.

La Pentagone a confirmé que la frappe provenait d’un drone.

La Pentagone a confirmé que la frappe provenait d’un drone.

AFP

Il s’agissait de la deuxième frappe aérienne menée par l’armée américaine en Somalie sous la présidence de Joe Biden: mardi l’Africom avait frappé des islamistes shebab aux environs de Galkayo, à 700 km au nord-est de Mogadiscio.

Des frappes en accord avec «la loi de 2001»

Dès son arrivée à la Maison-Blanche, Joe Biden avait limité l’usage de drones contre des groupes djihadistes hors des théâtres de guerre où les États-Unis sont officiellement engagés, revenant sur une politique de son prédécesseur Donald Trump, qui avait donné carte blanche aux militaires dans des pays comme la Somalie ou la Libye.

La porte-parole du Pentagone a souligné que l’armée américaine était «autorisée à mener des frappes en soutien à des commandements partenaires des États-Unis conformément à la loi de 2001» autorisant l’usage de la force contre des groupes terroristes.

La Chambre des représentants a approuvé le mois dernier un texte visant à abroger une loi promulguée en 2002 pour autoriser les États-Unis à entrer en guerre contre l’Irak de Saddam Hussein, mais les élus ont fait savoir qu’ils n’envisageaient pas de revenir sur la loi de 2001.

Relâchement sous Trump

Questionné cette semaine sur la reprise des frappes en Somalie, le porte-parole du ministère de la Défense, John Kirby, a souligné que le commandant de l’Africom, le général Stephen Townsend, avait toute autorité pour répondre à une demande du gouvernement somalien. Ces frappes «soulignent la menace que les shebab continuent de représenter en Somalie et dans la Corne de l’Afrique», a indiqué John Kirby. «Cette menace reste importante et nous resterons vigilants à son sujet».

L’ex-président Donald Trump avait, dès le début de son mandat en 2016, relâché le contrôle que Barack Obama exerçait sur les opérations armées contre les groupes djihadistes, disant «faire confiance à (ses) généraux». Les frappes de drones avaient alors été multipliées, passant de 11 bombardements en Somalie en 2015 à 64 en 2019 et 54 en 2020, selon l’organisation spécialisée Airwars. Juste avant son départ du pouvoir, Donald Trump avait ordonné le retrait des quelque 700 soldats des forces spéciales qui étaient déployés en Somalie pour former et conseiller l’armée somalienne.

(AFP)

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