Haute couture - Dialogue franco-américain au Brooklyn Museum
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Haute coutureDialogue franco-américain au Brooklyn Museum

L’exposition «Dior couturier du rêve» prend ses quartiers au Brooklyn Museum dès le 10 septembre, après un passage remarqué à Paris et Londres.

Après Paris et Londres, c’est au tour de New York et du Brooklyn Museum de recevoir l’exposition «Dior couturier du rêve». Ouverture au public le vendredi 10 septembre.

Après Paris et Londres, c’est au tour de New York et du Brooklyn Museum de recevoir l’exposition «Dior couturier du rêve». Ouverture au public le vendredi 10 septembre.

AFP

Après Paris et Londres, l’exposition Dior s’installe à partir de vendredi au Brooklyn Museum dans une nouvelle version, pour faire dialoguer la maison française avec la culture américaine.

«Dior couturier du rêve» avait battu des records d’affluence dans les capitales française et britannique, en 2017 et 2019. La maison de couture, propriété du géant du luxe LVMH, joue les prolongations et s’invite à New York en pleine Fashion Week, avec un récit plus américain sur Christian Dior.

En 1947, le couturier français rencontre un succès fulgurant à Paris avec sa toute première collection Corolle, bientôt rebaptisée «New Look» par le magazine Harper’s Bazaar, et qui va révolutionner la mode de l’époque avec une silhouette redessinée, taille très cintrée, hanches rondes et jupe bombée.

Christian Dior et son histoire américaine

Aux États-Unis, Dior est invité à Dallas pour recevoir le prix des magasins de luxe Neiman Marcus. Son passage à Chicago est marqué par des protestations de femmes qui refusent ses jupes «de grand-mère» si longues. Mais dès 1948, il ouvre sa maison sur la 5e avenue à New York, qu’il a découverte dans un état «d’émerveillement permanent», écrira-t-il.

«Il a commencé son exploration du monde à partir de cette maison fondée en 1948», affirme la commissaire de l’exposition, Florence Müller, responsable des collections mode au musée de Denver, qui qualifie Dior de «pionnier dans la globalisation de la mode».

300 robes et 75 ans d’histoire

À travers quelque 300 robes sont retracés près de 75 ans d’histoire de la maison et des créateurs qui ont succédé au Français, après sa mort en 1957, d’Yves Saint Laurent à Maria Grazia Chiuri, l’actuelle directrice artistique de Dior et première femme à occuper ce poste. Dans le «Jardin enchanté», une pièce très haute décorée d’une pluie d’étoiles, les collections sont mises en valeur du sol au plafond et à 360 degrés.

«À peu près deux-tiers des robes n’étaient pas présentées à Paris» lors de l’exposition originale, souligne Florence Müller. «Ici, Dior ne faisait pas de haute couture, il faisait un prêt-à-porter de grand luxe» pour des «Américaines (qui) recherchent quelque chose de plus confortable, peut-être de plus facile à porter», explique-t-elle.

75 ans de l’histoire de Dior sont retracés à travers quelque 300 robes.

75 ans de l’histoire de Dior sont retracés à travers quelque 300 robes.

AFP

«Passionné d’art»

De son côté, le Brooklyn Museum est parvenu à faire dialoguer la griffe avec certaines œuvres de sa collection. «Dior était un passionné d’art. Cela se voit à travers ses créations», souligne Matthew Yokobosky, conservateur de la mode au musée new-yorkais.

Dès le début du parcours, on retrouve une délicate poupée en porcelaine vêtue d’une robe noire, dessinée par Christian Dior lui-même et que l’institution a pu acquérir dès 1949 pour une exposition sur la mode française. Puis il y a cette ressemblance saisissante entre une robe dessinée par John Galliano et un tableau du peintre italien du début du XX siècle, Giovanni Boldini.

Plus récemment, Maria Grazia Chiuri a collaboré sur un défilé avec l’artiste américaine féministe Judy Chicago, dont une œuvre monumentale, «The dinner party», est exposée au Brooklyn Museum. Enfin, des salles sont consacrées aux stars de Hollywood habillées en Dior et aux photographes américains, comme Richard Avedon, qui ont immortalisé ses modèles.

(AFP)

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