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TechnologieD'ici à cinq ans, ce robot rangera nos appartements

Preferred Networks, l'une des start-up les plus cotées du Japon, vient de concevoir une machine chargée de nous libérer des tâches ménagères. Visite à Tokyo.

par
Christophe Pinol
Tokyo
Egalement doté d'un bras terminé par une pince, le robot développé par la start-up nippone est capable d'identifier les objets laissés au sol et de les remettre à leur place.

Egalement doté d'un bras terminé par une pince, le robot développé par la start-up nippone est capable d'identifier les objets laissés au sol et de les remettre à leur place.

Tomohiro Ohsumi/Getty Images

À Tokyo, à deux pas du Palais impérial, Otemachi est le quartier clé financier de la capitale nipponne. Nous sommes dans un immeuble plutôt vieillot pour les standards tokyoïtes, sorte de longue barre commerciale, loin du gratte-ciel ultramoderne idéalisé. Là, au troisième étage, au fond d'un couloir un peu triste, après une alignée de bureaux impersonnels qu'on croirait tirés du film de Terry Gilliam «Brazil», se trouve pourtant l'une des rarissimes «licornes» du pays, ces start-up valorisées à plus d'un milliard de dollars. Preferred Networks, selon Bloomberg, serait même la plus cotée du pays avec ses 2 milliards sur la balance.

On a rendez-vous avec Jun Hatori, un des ingénieurs principaux, et Hiroshi Maruyama, directeur de la stratégie, encore tout auréolés du succès rencontré par leur petit bébé, en novembre dernier, au CEATEC, le plus grand salon high-tech du pays. Ils y ont présenté un robot destiné à la maison de demain, le premier au monde capable de ramasser, trier et ranger les objets du quotidien traînant au sol. Le tout de manière totalement autonome. Un véritable majordome qui se charge de remettre le livre sur l'étagère, le chausson aligné à côté de son petit frère, les crayons dans leur pot et les chaussettes sales dans la corbeille. Des fonctionnalités qui peuvent paraître basiques, mais nécessitent des systèmes sensoriels élaborés tels que l'ouïe, la vision et le toucher, le tout combiné aux dernières techniques de pointe en matière de deep learning, méthode d'apprentissage automatique permettant aux ordinateurs d'apprendre à reproduire des modes de fonctionnements spécifiques.

Quand on leur demande d'où vient leur réputation de leader du pays en termes d'intelligence artificielle, Jun Hatori a la réplique prompte, comme s'il était habitué à la question: «Habituellement, les start-up sont pointues dans un ou deux rayons spécifiques. Nous, on s'est débrouillé pour attirer les meilleurs ingénieurs dans tous les domaines possibles, qu'il s'agisse de reconnaissance visuelle, d'interaction entre humains et machines ou encore de reconnaissance vocale…»

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