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Ski alpinDidier Cuche a déjà gagné le Lauberhorn

Le palmarès est formel. Le Neuchâtelois a remporté la descente à Wengen en 2004… sur la piste de Garmisch.

par
Laurent Guyot
Sur la plaque où figurent les noms des vainqueurs du Lauberhorn, Viktor Gertsch, président du comité d'organisation, montre le nom de Didier Cuche.

Sur la plaque où figurent les noms des vainqueurs du Lauberhorn, Viktor Gertsch, président du comité d'organisation, montre le nom de Didier Cuche.

Urs Lindt

Le doute a cédé la place à la certitude. Didier Cuche est le vainqueur d'une descente des épreuves des courses internationales du Lauberhorn. Et son nom demeurera à jamais dans le livre d'or des compétitions. Non pas pour avoir gagné une descente du super-combiné ou en raison de ses six top 10 dont pas moins de trois 2es?places signées depuis qu'il s'est élancé la première fois sur le légendaire tracé le 16 janvier 1998. Non, Didier Cuche figure bien comme étant le gagnant de la descente 2004 disputée à… Garmisch sur le monument érigé en bordure de la place principale de la station où les vainqueurs sont fêtés, à chaque fois, comme des héros par des milliers de fans.

Viktor Gertsch, président du comité d'organisation, le confirme en montrant de son doigt la ligne réservée au sportif suisse de l'année 2011. «Sur cette pierre, nous n'avons pas pu ajouter un petit chiffre ou un astérisque. Mais dans le palmarès officiel, la précision est de mise. Ce n'est pas le seul dans ce cas puisque Bernhard Russi a gagné le Lauberhorn sur la First de… Grindelwald faute d'un manteau neigeux suffisant chez nous.»

Le fils d'Ernst Gertsch (1900-1986), père des courses du Lauberhorn, se rappelle bien de ce succès conquis avec la manière devant Daron Rahlves et Stefan Eberharter. «En 2004, nous avons dû annuler la descente pour des raisons atmosphériques. Seul le slalom s'est disputé chez nous. La FIS a replacé la course à Garmisch. Comme nous entretenons de bonnes relations avec les organisateurs, ils ont accepté de mettre notre nom pour une épreuve se disputant sur la Kandahar. Je me suis donc déplacé dans la station bavaroise pour remettre le trophée à Didier. Il s'agit comme pour tous les vainqueurs à Wengen d'une channe valaisanne. Et je m'étais permis de lui dire que je lui en redonnerai une seconde mais à Wengen cette fois.»

Viktor Gertsch aime les Didier

Après une journée passée à contrôler les préparatifs sur la plus longue piste de descente de Coupe du monde (4455?mètres), Viktor Gertsch loue les mérites du skieur des Bugnenets. «A mes yeux, c'est l'un des plus grands descendeurs de tous les temps que ce soit en Suisse ou dans le monde. Et pas seulement parce qu'il aime Wengen et mériterait bien de gagner ici mais parce que Didier Cuche est un compétiteur attachant, un gentleman au bénéfice d'une expérience unique. S'il demande quelque chose lors de son passage sur la piste, nous vérifions et répondons à son souhait en cas de besoin.» Le président du comité d'organisation se réjouit déjà d'accueillir les deux Didier dans son jardin. «Cuche et Défago donnent beaucoup au ski suisse. En plus, ils s'expriment les deux en français et en allemand. Des ambassadeurs de cette qualité, il y en a peu en sport et il s'agit d'en profiter.»

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