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Ski alpinDidier Cuche aurait pu «continuer jusqu'à 60 ans»

Didier Cuche a confirmé jeudi après-midi qu'il mettrait bien un terme à sa carrière à la fin de la saison en mars, lors d'une conférence de presse à Kitzbühel.

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Il remporte la descente de Kitzbuhel, en Autriche, le 23 janvier 1998.

Il remporte la descente de Kitzbuhel, en Autriche, le 23 janvier 1998.

AFP
Coup dur aux Jeux Olympiques de Salt Lake City en 2002, où il est disqualifié du Super G, mais obtient la 14e et la 10e place en descente et en géant.

Coup dur aux Jeux Olympiques de Salt Lake City en 2002, où il est disqualifié du Super G, mais obtient la 14e et la 10e place en descente et en géant.

Keystone
La routine de fin de piste de Didier Cuche, le ski flip, ici à l'arrivée du géant d'Adelboden, le 6 janvier 2007.

La routine de fin de piste de Didier Cuche, le ski flip, ici à l'arrivée du géant d'Adelboden, le 6 janvier 2007.

Keystone

Didier Cuche a choisi la voie de la sagesse.

A 37 ans, le Neuchâtelois a décidé de prendre sa retraite sportive en mars, histoire de partir au sommet sans risquer de s'embarquer dans un saison de trop.

«Je suis en forme, en bonne santé et toujours capable de gagner des courses. J'ai envie de m'en aller alors que je suis au plus haut niveau», a-t-il justifié devant la presse à Kitzbühel. Concernant le timing de son annonce, il a affirmé: «Je suis convaincu que c'est le bon moment pour officialiser ma retraite.»

Sa décision n'a pas été prise à la légère: «J'y réfléchis depuis le printemps dernier. Le ski continue de me procurer beaucoup de bonheur. Si ce n'était qu'une question de plaisir, je pourrais continuer jusqu'à 60 ans. Mais à un moment ou à un autre, il faut savoir s'arrêter», a-t-il reconnu. Ce n'est toutefois qu'en se rendant à Kitzbühel que Cuche a décidé de rendre public son départ. L'entraîneur en chef des Suisses, Osi Inglin, n'a ainsi appris sa décision que mercredi soir.

Cuche a précisé que son choix n'avait pas été influencé par ses derniers résultats, mitigés après une entame de saison pourtant parfaite à Lake Louise (1er et 2e).

«J'ai vécu un rêve»

Concernant sa reconversion, il a indiqué qu'il était notamment en contact avec plusieurs de ses sponsors (Audi, Corum, Head). Il a aussi rappelé qu'il était déjà actif pour la relève de sa région.

Cuche s'est montré très reconnaissant d'avoir vécu un tel parcours. «En tant que gosse du Jura, j'ai vécu un rêve», a estimé le skieur des Bugnenets. S'il a dit regretter de n'avoir jamais gagné l'or olympique, il a retenu deux moments forts dans sa carrière. «Lors de ma victoire en géant en 2002 à Adelboden, j'ai senti que je pouvais avoir une relation privilégiée avec le public suisse. Mon premier succès à Kitzbühel en 1998 reste aussi un souvenir particulier», a noté l'homme aux cinq succès sur la Streif.

Le fait d'annoncer sa retraite à Kitzbühel n'est d'ailleurs pas anodin: «C'est ici que mon histoire a commencé. Je m'y suis toujours senti chez moi. C'est sur cette piste que j'ai obtenu mes plus beaux succès», a-t-il dit.

Cuche a finalement remercié tous ceux qui avaient œuvré pour son succès. «Je dois remercier ma famille pour le soutien qu'elle m'a apporté durant toute ma carrière. Mon préparateur physique Florian (Lorimier), mon service-man Chris (Krause) et plusieurs physiothérapeutes parmi lesquels Philippe (Pellet) ont également joué un rôle majeur», a-t-il souligné.

(AFP)

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