Publié

Ski alpinDidier Défago: «Nous sommes remontés»

Malgré sa déconfiture, l’équipe suisse masculine constate quotidiennement le soutien de la nation. Et a «l’avantage», d’aborder les Championnats du monde de Schladming sans pression. Les skieurs en veulent d’autant plus.

par
Gaëlle Cajeux
Keystone

A son retour de Kitzbühel, où ses athlètes avaient disparu dans les tréfonds du classement, Osi Inglin a eu la surprise de recevoir de nombreuses propositions de soutien psychologique pour son équipe. «J’ai dû recevoir quelque vingt-cinq offres, et elles ne proviennent pas de «charlatans». Beaucoup sont des spécialistes du coaching mental reconnus.» L’entraîneur en chef de l’équipe masculine suisse se réjouit de constater l’implication d’une large part de la nation, désireuse de soutenir, d’aider ses skieurs. Mais il reconnaît qu’intervenir «mentalement» comme ça, en milieu de saison est délicat. «D’autant que ce n’est pas comme dans le foot ou le hockey, où l’on va chercher la cohésion pour qu’une équipe joue bien ensemble. Nous, dans le ski, on travaille en équipe mais chacun pour soi-même finalement. C’est une approche différente. Tellement personnelle. Et plusieurs de nos skieurs travaillent déjà, individuellement, avec un coach mental.»

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!