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FootballDidier Deschamps est-il un devin?

Le sélectionneur français a dit jeudi qu'il retarderait l'annonce de sa liste pour le Mondial si l'OM se qualifiait pour la finale de Ligue Europa. Le soir-même, Koscielny se blessait gravement et Rami se disait prêt...

Didier Deschamps avait-il flairé le (mauvais) coup?

Didier Deschamps avait-il flairé le (mauvais) coup?

Keystone

Simple hasard ou mauvaise prémonition justifiée? Toujours est-il que jeudi après-midi, on apprenait que Didier Deschamps pourrait retarder la date à laquelle il rendrait sa sélection pour le Mondial publique, si Marseille se qualifiait pour la finale de Ligue Europa.

Initialement, le sélectionneur français avait arrêté la date du mardi 15 mai pour dévoiler sa liste. Mais, la finale de C2 ayant lieu le mercredi 16, la Fédération française de football (FFF) a annoncé qu'il la repousserait à une date ultérieure, probablement le jeudi 17. Motif invoqué: ne pas déranger la préparation des Marseillais pour la finale, plusieurs d'entre eux pouvant être concernés par la sélection (Mandanda, Thauvin, Payet, voire Rami, Amavi ou Sarr).

Adil Rami est prêt

Et qu'est-il arrivé quelques heures plus tard? Avant que l'OM n'arrache sa qualification pour la finale à Salzbourg (défaite 1-2 ap), le défenseur central français d'Arsenal Laurent Koscielny s'est gravement blessé au début de sa demi-finale de Ligue Europa sur la pelouse de l'Atlético Madrid. Rupture du tendon d'Achille, fin de saison et adieu au Mondial pour lui!

Du coup, Deschamps doit trouver un remplaçant à Koscielny pour pouvoir compter quatre défenseurs centraux en Russie. Et qui se profile en favori? Le Marseillais Adil Rami, bien sûr.

«Moi, je suis prêt de toute façon, a affirmé Rami au micro de RMChier soir à Salzbourg, après la qualification. Je m’imagine être dans le groupe, ça veut dire que je suis prêt à 100% pour apporter mon expérience, ma combativité. Il y a beaucoup de talent. Je ne suis peut-être pas un joueur de ce talent-là, mais j’ai du caractère, je peux apporter un plus.»

Et d'ajouter: «Quand on me pose la question: «Tu y crois? Tu n’y crois pas?», je trouve que c’est une question bête. Si demain on ne m’appelle pas, ce sera le destin. Je supporterai quand même l’équipe de France, en parallèle avec le Maroc.»

Les événements ont donc donné raison à Didier Deschamps qui, en l'occurrence, passe pour un devin. A moins qu'il ne se soit agi que d'un simple hasard...

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