12.02.2020 à 14:56

Didier Tholot et le souvenir de la finale 2015

Football

L'entraîneur français a dévoilé les cinq plus grands moments de sa carrière à une radio française. Deux d'entre eux concernent le FC Sion.

par
Sport-Center
Didier Tholot brandit la Coupe de Suisse remportée au terme d'une finale où «tout s'est passé exactement comme on le voulait».

Didier Tholot brandit la Coupe de Suisse remportée au terme d'une finale où «tout s'est passé exactement comme on le voulait».

Keystone

Ancien joueur, entraîneur-joueur et entraîneur du FC Sion, le Français Didier Tholot (55 ans) est actuellement sans club. Mais il a des souvenirs plein la tête. Il a accepté d'en ressortir cinq pour la station de radio bordelaise «Gold FM», et deux des cinq plus grands moments de sa carrière concernent le FC Sion.

Mais avant d'en arriver à sa page suisse, Tholot cite le jour où il a appris qu'il pourrait intégrer l'Institut national de formation (INF) de Vichy comme première date marquante de sa carrière (1981); puis, le but qu'il a marqué pour Bordeaux contre l'AC Milan en quart de finale de Coupe de l'UEFA (1996, victoire des Girondins 3-0); puis encore, l'ascension en Ligue 2 qu'il a vécue alors qu'il était entraîneur de Libourne-St-Seurin (2006); enfin, les deux moments clés qu'il a vécus à la tête du FC Sion, tous deux vécus lors de la même année 2015.

Mais.... découvrez-les vous-même dans le détail.

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7 juin 2015, finale de Coupe Suisse, Bâle - Sion 0-3

«C'est la finale de la Coupe de Suisse. C'est le 7 juin 2015. Je l'ai déjà gagnée une fois, je sais ce que cela représente en Valais et en Suisse, mais celle-ci est particulière parce que cela fait quelques temps que Sion veut essayer de gagner cette treizième finale. Ils en ont déjà gagné douze, ils veulent en gagner absolument une treizième, parce que c'est un symbole très fort: c'est que le drapeau valaisan comporte treize étoiles. C'est remplir le drapeau valaisan (qui compte). C'est un peu comme si on était en Corse et qu'il y a ce symbole, parce que c'est un peu ça, le Valais. Et on tombe contre Bâle, qui est invaincu, qui est entraîné par Sousa (ndlr: l'actuel entraîneur des Girondins) d'ailleurs, qui joue chez lui. C'est une de mes plus belles victoires tactiques. Je mens pendant quinze jours, je dis que je vais attendre Bâle, qu'on va subir et qu'on a une chance sur mille, alors qu'on a tout préparé pendant quinze jours et qu'on les a étudiés; je joue à deux attaquants, on les presse dès le début du match, on marque rapidement, et finalement on gagne cette finale 3-0; on peut la gagner 4 ou 5 à zéro. C'est la première fois que je finis un match où il y a 45'000 personnes et où, à 3-0 à dix minutes de la fin, tu peux regarder ce qui se passe dans les tribunes. C'est une grosse fierté sur le plan humain et sur le plan de mon métier, de ma conception de préparer une finale. C'est rare que, quand on prépare un match important, ça se passe exactement comme on l'avait prévu. Tous les détails ont été préparés et ça se passe exactement comme on le voulait. Et voilà, c'est... c'est grandiose.»

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1er octobre 2015, Ligue Europa, Liverpool - Sion 1-1

«J'avais toujours voulu, en tant que joueur, aller jouer à Liverpool, jouer dans ce stade-là. Et hasard du tirage des poules de l'Europa League, on tombe sur Bordeaux, Liverpool et Rubin Kazan. Et on va à Liverpool le premier... ouais le 1.10.2015, et il se trouve que Liverpool marche un peu sur l'eau à ce moment-là. Mon président me dit: «Va les voir trois jours avant.» Donc il m'affrète un avion, on va les voir à Southampton et on s'assoit dans la tribune pour observer Liverpool. A la mi-temps, il y a 4-0 pour Liverpool, au bout de dix minutes en deuxième mi-temps il y en a 5. Tu rentres à Sion et tu te dis qu'on va se faire bouffer. (...) Au bout de trois minutes, on perd 1-0, et puis finalement on fait 1 partout à Liverpool. Mais au delà du résultat, c'est le bonheur d'être debout dans ce stade-là, avec ces chants au début du match, dans ce stade qui pour moi représente toutes les valeurs du football, avec le public, avec les gens, avec les chants. Et toi, tu te retrouves là en tant qu'entraîneur, sur ce petit carré, à côté de l'entraîneur d'à côté (ndlr: Jürgen Klopp, déjà), et voilà, ça reste un des moments... C'est à la fois un rêve que j'accomplissais, parce que j'ai toujours voulu jouer dans ce stade-là, et un rêve qui se finit très bien, parce qu'on ne perd pas contre Liverpool. Pour moi, c'est un moment, en tant qu'entraîneur, qui est assez magique.»

Vidéos: YouTube/GoldFm33

Renaud Tschoumy

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