24.11.2018 à 12:40

Didier Tholot: «J’ai un manque»

Football

Sans club depuis son limogeage à Nancy, l’ancien entraîneur du FC Sion espère vite retrouver un nouveau challenge.

par
JSa
Didier Tholot, alors entraîneur du FC Sion, photographié en août 2016.

Didier Tholot, alors entraîneur du FC Sion, photographié en août 2016.

Keystone

Au bout du fil, Didier Tholot est serein. Limogé de ses fonctions d’entraîneur de l’AS Nancy Lorraine fin octobre à la suite des mauvais résultats du club en début de saison, le technicien de 54 ans n’a pourtant toujours pas quitté le nord-est de la France. Un mois après son éviction, l’homme aux trois passages au FC Sion tente tant bien que mal de tourner la page. «C’est impossible de digérer quand l’aventure s’arrête de cette manière, en cours de route. Mais je vis toujours sur Nancy le temps de la construction de ma maison à Bordeaux et je ne rencontre que des gens gentils avec moi quand je sors», expliquait le Français mercredi à nos confrères de l’Est Republicain.

Il faut dire qu’à Nancy, les supporters l’apprécient. Malgré les sept défaites de suite sans le moindre but pour entamer la nouvelle saison de Ligue 2, Didier Tholot restera celui qui a évité la relégation au club lors de la dernière journée le printemps passé. Prolongé pour deux exercices jusqu’2020 en mai, l’ex-joueur de Vevey et YB a vu son aventure en Lorraine prendre fin beaucoup plus tôt que prévu. «Je regrette de ne pas avoir pu aller au bout de ce que j’avais commencé. Mais c’est la loi du métier d’entraîneur, concédait vendredi par téléphone Didier Tholot, implacable, avant d’avouer. «Le football, c’est ma passion. Actuellement, j’ai un manque.»

«Jamais vraiment eu de pied à terre»

S’il affirme que ses journées ne sont pas trop longues au bord de la Meurthe, Didier Tholot espère quand même retrouver un banc de touche tôt ou tard. «J’ai toujours envie d’entraîner mais je prendrais le temps de la réflexion. L’étranger, la France, la Belgique, la Suisse: si j’ai une proposition, je l’étudierais, poursuit-il, qui pourrait aussi bien repartir de beaucoup plus bas. S’il y a un projet de faire gravir les échelons à un club de la région bordelaise, pourquoi pas». Personnalité bien connue en Suisse romande, où il a passé de bons moments, le double vainqueur de la Coupe de Suisse suit avec attention le parcours du FC Sion. Mais aussi ceux du Servette FC et du Lausanne-Sport en Challenge League, «deux clubs qui veulent monter».

En attendant d’éventuelles offres, Didier Tholot aura normalement trimbalé ses cartons à l’autre bout de l’Hexagone pour le début de l’année 2019. D'ici là, il va multiplier les allers-retours entre Nancy et Bordeaux. Avec pour objectif de profiter au maximum des siens. «Vous savez, avec cette carrière, je n’ai jamais vraiment eu de pied à terre. J’ai beaucoup bougé et je suis heureux de pouvoir me poser un peu pour profiter de mes enfants, qui sont là-bas (ndlr: à Bordeaux)», conclut Tholot.

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!