Actualisé 15.06.2018 à 20:37

Diego Costa a essayé, mais il n'y a qu'un Ronaldo

Mondial 2018

Trois buts de Cristiano Ronaldo n'ont pas suffi à mettre à terre une resplendissante équipe d'Espagne dans le premier choc, lumineux, de la Coupe du monde qui s'est achevé sur un nul 3-3.

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Les deux joueurs sont livré un choc de titans.

Les deux joueurs sont livré un choc de titans.

AFP
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Ah, ça ressemble à ça le football..? Après un pauvrissime Russie - Arabie saoudite, un terne Egypte - Uruguay et un faiblard Maroc - Iran, cette première grosse affiche du tournoi a rappelé à tous ce qu'était le haut niveau. Et qui dit haut niveau dit forcément, aussi, grands champions.

Cristiano Ronaldo va bien, est prêt et a déjà écrit une page d'histoire. En tant que quatrième joueur, seulement, à avoir marqué dans quatre Coupes du monde, après Pelé, Uwe Seeler et Miroslav Klose. En tant que seul homme, surtout, à avoir inscrit un but lors de... huit grands tournois consécutifs, série entamée à l'Euro 2004.

Et CR7 y est même allé de son triplé, transformant à la 4e minute un penalty qu'il avait lui-même obtenu en contraignant Nacho à faire faute, puis profitant à la 44e d'une terrible erreur de main de David De Gea lequel, pour le coup, n'a pas eu l'air bien plus malin que le gardien saoudien jeudi et, finalement, mystifiant le portier sur coup franc à la 88e pour arracher le point du nul.

Un triplé pas contre le Timor oriental ou Belize, non. Trois buts face à l'Espagne qui, malgré les fortes turbulences des derniers jours, transpire la classe dans son jeu. Il fallait bien cela aux Ibères pour percer le collectif lusitanien et le système défensif impressionnant fabriqué par l'ingénieur Fernando Santos.

Les Espagnols de Fernando Hierro n'ont jamais abdiqué, dans un subtil ballet orchestré par le délicieux Isco. Ils ont réussi à égaliser à 1-1 grâce à un exploit individuel de Diego Costa à la 24e, qui s'est joué de Fonte après avoir toutefois peut-être commis une irrégularité sur Pepe. Hypothèse immédiatement écartée par l'arbitre Gianluca Rocchi, qui n'a pas désiré avoir recours à l'assistance vidéo sur l'action.

La montre de l'Italien n'a pas non plus sonné deux minutes plus tard, sur un missile d'Isco qui a heurté la transversale de Rui Patricio avant de s'écraser sur la ligne. C'est encore une fois le Brésilien d'origine qui a ramené la Roja dans les clous, sur un coup franc de David Silva parfaitement remis de la tête par Sergio Busquets (55e). Et puis, à la 58e, une oeuvre d'art de Nacho qui a permis à l'Espagne, menée deux fois au score, de prendre la tête. Sans jamais perdre la sienne mais sans parvenir, non plus, à la conserver jusqu'au bout.

(ats)

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