Actualisé 24.11.2018 à 11:54

Directeur de la sécurité renvoyé de la Reitschule

Suisse

Reto Nause (PDC), directeur de la sécurité de la ville de Berne, a été forcé de quitter la Reitschule, centre culturel alternatif.

M. Nause n'a pas précisé les raisons de sa présence devant la Reitschule.

M. Nause n'a pas précisé les raisons de sa présence devant la Reitschule.

Keystone

Le directeur de la sécurité de la ville de Berne Reto Nause (PDC) a été forcé de quitter vendredi soir la cour de la Reitschule, le centre culturel alternatif bernois, selon ses propres affirmations. Il s'est ensuite livré à une joute verbale sur twitter avec les exploitants du centre.

M. Nause n'a pas précisé les raisons de sa présence devant la Reitschule. Selon différents médias, il y est apparu en lien avec une opération policière qui s'est déroulée dans le restaurant du centre alternatif. Ses exploitants supposent que l'opération était dirigée contre d'éventuels trafiquants de drogue, ont-ils communiqué samedi.

A 23h32, Reto Nause tweetait qu'il venait d'être renvoyé de l'espace public devant la Reitschule. Dans son message, il déplorait l'absence de tolérance et de dialogue, s'étonnant que des personnes élues soient ainsi éconduites. Le directeur de la sécurité ajoutait que la Reitschule est subventionnée par la ville.

Cocaïne et cannabis

Reto Nause précisait également qu'il s'est vu proposer de la cocaïne à cinq reprises devant le centre alternatif et à trois reprises du cannabis. «Je crois que nous avons un problème», a-t-il tweeté. Un autre utilisateur en a tiré une conclusion différente: «Vous semblez correspondre aux stéréotypes», a-t-il répondu sur le réseau social.

Quant à l'opération policière, elle a conduit à l'arrestation de 15 personnes: 13 pour soupçons de trafic et deux pour entrave à l'action de la police. Les policiers affirment que plusieurs personnes ont perturbé le déroulement de leur intervention.

Un inconnu a lancé des pierres sur les forces de l'ordre depuis le balcon du centre alternatif tandis que des personnes ont harcelé verbalement et physiquement les policiers à l'intérieur du bâtiment. Les alternatifs indiquent que leurs membres ont été blessés par des balles en caoutchouc.

(ats)

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