Pandémie - «Dis-nous comment tu vas»: les jeunes Romands en souffrance psychique
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Pandémie «Dis-nous comment tu vas»: les jeunes Romands en souffrance psychique

Comment les jeunes Romands vivent-ils la pandémie de coronavirus? 7873 jeunes âgés de 10 à 25 ans ont répondu à un sondage montrant qu’ils ont surtout souffert de l’arrêt des activités extrascolaires.

par
comm/pmi
Pour plus de 80% des participants au sondage, le coronavirus est synonyme d’un manque dû à l’interruption des activités extrascolaires. Photo d’illustration. 

Pour plus de 80% des participants au sondage, le coronavirus est synonyme d’un manque dû à l’interruption des activités extrascolaires. Photo d’illustration.

Pixabay

La santé mentale des jeunes est fortement impactée par la pandémie de Covid-19, entre stress, doutes et angoisses. Dans ce cadre, un sondage intitulé «Dis-nous comment tu vas» a été lancé par Unisanté et l’association CIAO auprès des jeunes âgés de 10 à 25 ans. Fin mars, 7873 jeunes de toute la Suisse romande avaient répondu au questionnaire, dont 60% âgés de 16 à 20 ans.

Bien informés mais peu soutenus

La grande majorité des jeunes savent où chercher de l’information sur la maladie. Les 10 à 15 ans trouvent les informations surtout auprès de leurs parents alors que les 16-25 ans s’informent davantage auprès des médias traditionnels. Dans toutes les catégories d’âge, c’est avant tout avec leur entourage que les jeunes parlent du coronavirus. Si les 21-25 ans se tournent prioritairement vers leurs amis, les parents restent la principale source de dialogue.

Pour autant, une partie des jeunes se sont sentis peu soutenus par les adultes durant cette période: un quart des participants disent ne s’être «pas du tout» sentis soutenus, 54% «un peu» et 21% «beaucoup».

Craintes modérées sauf pour les proches

Les jeunes ont-ils peur de la maladie? Majoritairement oui, mais une crainte modérée. 47% des répondants ont exprimé avoir «un peu» peur du coronavirus, 6% «beaucoup» et 47% «pas du tout». Dans tous les cas, les jeunes ne s’inquiètent pas pour eux-mêmes: seuls 25% craignent de tomber malades. En revanche, ils sont concernés par leur entourage. La peur la plus forte, commune à toutes les catégories d’âge, est de voir ses proches tomber malades (74%), puis de transmettre le virus aux autres (63%).

Arrêt des activités extrascolaires: un manque

Pour plus de 80% des participants, le coronavirus est synonyme d’interruption d’activités et source de manque. L’ensemble des catégories d’âge dit avoir souffert avant tout d’être privé d’activités extrascolaires. Qu’en est-il enfin de la fermeture des écoles? Peu marquée chez les jeunes de 16 à 20 ans (23,8%), la peur d’une nouvelle fermeture était en revanche prononcée chez les enfants de 10 à 11 ans (40,2%).

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