Royaume-Uni: Discussions pour un accord de gouvernement
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Royaume-UniDiscussions pour un accord de gouvernement

L'accord entre Theresa May et le parti unioniste DUP n'est pas aussi près d'être conclus qu'annoncé samedi.

Image d'illustration - un journaliste australien présentant une Une de journal britannique, devant le 10 Downing Street à Londres, samedi 10 juin 2017.

Image d'illustration - un journaliste australien présentant une Une de journal britannique, devant le 10 Downing Street à Londres, samedi 10 juin 2017.

Keystone

Downing Street a annoncé dimanche que des discussions étaient en cours avec le parti unioniste DUP pour parvenir à un accord final de gouvernement. La veille, il avait indiqué qu'un accord de principe avait été trouvé.

«La Première ministre (Theresa May) a parlé ce (samedi) soir avec le DUP pour discuter de la finalisation d'un accord lorsque le Parlement reprendra ses travaux la semaine prochaine», a détaillé dans un communiqué un porte-parole de Downing Street. «Nous souhaitons aboutir à cet accord puisqu'il offrira la stabilité et les certitudes dont le pays a besoin au moment d'embarquer pour le Brexit et au-delà», a souligné Downing Street.

Un porte-parole de Downing Street avait d'abord déclaré samedi que le DUP avait donné son feu vert au «principe d'un accord sur des grandes lignes pour soutenir le gouvernement conservateur».

«Positives»

«Les discussions ont jusque-là été positives. Elles continueront la semaine dernière pour peaufiner les détails et trouver un accord», a déclaré dimanche dans un communiqué le Parti démocrate unioniste (DUP), une petite formation nord-irlandaise.

Les dix élus du DUP permettraient aux Tories (318 députés) d'atteindre les 326 sièges requis pour avoir la majorité absolue.

Le nouveau Parlement siégera une première fois mardi, avant d'accorder ou non sa confiance au nouveau gouvernement le lundi 19 juin, le jour prévu pour lancer les négociations sur le Brexit.

«Stabilité» ou obstination ?

Après le cuisant revers qu'elle a subi au scrutin anticipé de jeudi, la pression était toujours aussi forte sur Theresa May. Arguant d'un besoin de «stabilité» face à l'urgence du Brexit, la Première ministre a refusé de démissionner et a reconduit dès vendredi les poids lourds de son gouvernement, Philip Hammond (Finances), Boris Johnson (Affaires étrangères), David Davis (Brexit), Amber Rudd (Intérieur), Michael Fallon (Défense).

Samedi, lors d'une conversation téléphonique avec la chancelière allemande Angela Merkel, elle a d'ailleurs «confirmé son intention de débuter comme prévu les discussions sur le Brexit dans les deux semaines».

Mais la presse britannique indique dimanche que Boris Johnson se prépare à lui contester sa place, appuyé selon le Sunday Times par cinq ministres de premier plan. L'ancien maire de Londres a démenti en assurant qu'il était «à 100% derrière Theresa May».

Theresa May a déjà dû lâcher du lest avec le départ de ses deux chefs de cabinet, Fiona Hill et Nick Timothy, fidèles parmi les fidèles.

(ats)

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