France - Disparition d’Estelle Mouzin: les fouilles reprennent dans les Ardennes
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FranceDisparition d’Estelle Mouzin: les fouilles reprennent dans les Ardennes

La police a repris les fouilles pour retrouver le corps de la fillette disparue en 2003 à l’endroit désigné par Monique Olivier, l’ex-épouse du tueur en série Michel Fourniret.

Sur place, la gendarmerie a bloqué en début de matinée l’accès à un pan de forêt, à la sortie de la commune d’Issancourt-et-Rumel. Deux pelleteuses y étaient positionnées.

Sur place, la gendarmerie a bloqué en début de matinée l’accès à un pan de forêt, à la sortie de la commune d’Issancourt-et-Rumel. Deux pelleteuses y étaient positionnées.

AFP

Les fouilles ont repris lundi dans les Ardennes, dans le nord de la France, pour tenter de retrouver le corps d’Estelle Mouzin, disparue à neuf ans en 2003, en présence de Monique Olivier, l’ex-épouse du tueur en série Michel Fourniret qui a avoué avoir tué la fillette. Sur place, la gendarmerie a bloqué en début de matinée l’accès à un pan de forêt, à la sortie de la commune d’Issancourt-et-Rumel (Nord). Deux pelleteuses y étaient positionnées.

La zone a été désignée par Monique Olivier, qui a affirmé y avoir accompagné Michel Fourniret, avant de le laisser aller enfouir le corps de la fillette de 9 ans. Avant de s’interrompre pour la déboiser, les gendarmes avaient déjà commencé à fouiller le secteur début avril, sur ses indications. Une précédente opération de recherches, inscrite dans une série de fouilles entamée en juin dernier, s’était auparavant concentrée sur une zone marécageuse, de l’autre côté du village.

L’ancienne complice de l’«Ogre des Ardennes» a reconnu pour la première fois le 1er avril un rôle dans la séquestration d’Estelle Mouzin, enlevée il y a dix-huit ans sur le chemin de l’école à Guermantes, dans la région parisienne. Lors de cet interrogatoire, elle avait indiqué un chemin à l’entrée de la forêt où elle dit avoir accompagné Michel Fourniret. «On a un chemin, reste à déterminer l’endroit exact», a déclaré devant la presse en début d’après-midi son avocat, Me Richard Delgenes.

Un endroit «affaissé»

«Je vais voir avec elle si elle peut être plus précise sur la zone sur laquelle pourrait être Estelle Mouzin. Ensuite, elle répondra aux questions du juge d’instruction pour essayer d’affiner les recherches», a-t-il ajouté, précisant qu’il était «prévu» que sa cliente, arrivée ce lundi matin, «reste toute la semaine», en fonction de l’avancée des recherches. De source proche du dossier, les indications d’un retraité habitant à proximité immédiate du secteur des fouilles qui a vu «une dépression (…) très proche du périmètre des fouilles retenu». Des «vérifications vont avoir lieu», a précisé cette source.

Ce retraité, Daniel Delogne, 70 ans, est venu expliquer devant la presse avoir remarqué dans une «sapinière juste au-dessus» des lieux fouillés jusqu’alors un endroit «affaissé» d’environ «1,20 sur 1,30 m» autour duquel «des ronces ont poussé». «Je me suis mis à la place de Fourniret» cherchant un endroit où enterrer le corps, a raconté cet homme, qui a été entendu par les gendarmes et leur montré cet emplacement «à 100 mètres» de chez lui.

Michel Fourniret, 78 ans, condamné à la perpétuité incompressible pour les meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001, avait fini par avouer en mars 2020 sa responsabilité dans la disparition d’Estelle Mouzin, après avoir été mis en cause par son ex-épouse et complice Monique Olivier. Il a ensuite été mis en examen pour «enlèvement et séquestration suivis de mort».

(AFP)

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