12.11.2020 à 22:59

CoronavirusDix à table? Calculez le risque d’attraper le virus

Un site créé par des chercheurs de l’université Georgia Tech permet d’établir le risque de tomber malade en fonction du nombre officiel de nouveaux cas rapportés chaque jour dans un lieu donné.

Le calcul, dont la méthodologie a été validée lundi avec une publication dans la revue «Nature» est fondé sur des données en temps réel sur la pandémie de Covid-19.

Le calcul, dont la méthodologie a été validée lundi avec une publication dans la revue «Nature» est fondé sur des données en temps réel sur la pandémie de Covid-19.

AFP

Si vous vous retrouvez à dix autour d’une table, aujourd’hui à Paris, le risque qu’au moins un des convives ait le coronavirus est de 32%. A Washington, il est de 18%. Dans le comté de Walsh, dans le Dakota du Nord, il dépasse 99%. A Prague, il est de 58%.

Le calcul est simple, fondé sur des données en temps réel sur la pandémie de Covid-19, mais présenté de façon lisible par un site qui gagne en popularité depuis sa mise en ligne en juillet, créé par des chercheurs de l’université Georgia Tech et dont la méthodologie a été validée lundi avec une publication dans l’une des prestigieuses revues «Nature».

Afflux de connexions

L’adresse est https://covid19risk.biosci.gatech.edu/ (en anglais), mais le site était victime jeudi de son succès, le site affichant parfois des messages d’erreurs face à l’afflux de connexions.

Les chercheurs calculent le risque en fonction du nombre officiel de nouveaux cas rapportés chaque jour dans un lieu donné (par comté aux Etats-Unis, ou par département en France).

Le modèle prend aussi en compte le fait que le nombre réel de contaminations est supérieur de 5 à 10 fois au nombre de tests positifs, et l’utilisateur peut calculer le risque en fonction de ces deux hypothèses, 5 ou 10. Aux Etats-Unis, le directeur des Centres de lutte contre les maladies (CDC) a dit cet été que les tests ne détectaient sans doute qu’un cas sur 10.

Sélectionner la taille de l’événement

Les chiffres du début de cet article sont fondés sur une sous-estimation de 10 fois. Si on estime qu’il y a seulement cinq fois plus d’infections que le nombre officiel, le risque d’avoir une personne positive parmi les dix d’un dîner parisien descend à 18%, à 10% à Washington et à 94% à Walsh dans le Dakota du Nord.

Ensuite, on peut sélectionner la taille de l’événement auquel on prévoit de participer: 10, 25, 50, 100 ou jusqu’à 5000 personnes. Mais aller jusqu’à 5000 est inutile. A l’heure actuelle, dans de très nombreux lieux aux Etats-Unis et en Europe, on dépasse 50% de probabilité de se trouver en présence d’une personne contaminée dès 50 personnes. Avec 50 personnes – à un mariage ou dans des bars bien remplis, s’ils étaient ouverts – le risque qu’au moins une soit contaminée serait de 86% à Paris et de 99% dans le Rhône.

Quelques limites

Le site a une approche conservatrice: il suppose qu’une personne reste positive pendant 10 jours, dit son créateur Joshua Weitz à l’AFP. En réalité, des chercheurs estiment qu’une personne est très contagieuse pendant moins de temps, de l’ordre de 5 à 6 jours, et que le reste du temps elle l’est moins ou pas, malgré la présence résiduelle de virus.

Le modèle ne prend pas non plus en compte qu’une personne infectée est plus susceptible de rester chez elle après l’apparition des symptômes. Mais il note que la moitié des contaminations viennent de gens qui n’ont pas ou peu de symptômes ou ignorent qu’ils sont infectés, selon des études.

«Nous espérons que ces informations conduiront les gens à ne pas organiser ou à remettre en question leur participation à de grands événements, ainsi qu’à un renforcement du port du masque», poursuit Joshua Weitz. A l’approche de Thanksgiving et de Noël, chacun pourra faire ses calculs.

(afp/nxp)

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22 commentaires
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Mamancaaussicavapasserdis

13.11.2020 à 10:20

Ce n’est pas parce qu’il nous est demandé d’exercer de la distanciation sociale & de sacrifier un Noël le temps que ce virus décroît qu’il faut tout de suite dire que c’est la fin du monde. Le mot "Quarantaine" nous vient du fond des âges et ce n’est pas la 1ère fois qu’un Noël n’a pas été fêté en Europe. En 1347 la peste noir décima 1 sur 3 à Genève, Lausanne & Saint-Maurice. D’ailleurs il est écrit que seulement 200 personne restaient en vie à Genève & des endroits tels que Fully, Saillon & Riddes furent vidés de la moitié des vivants après le passage de ce fléau "venu de l’orient"! Des fermes, hameaux & cloîtres furent abandonnées & des gens pauvres purent soudainement obtenir une ferme & tout a dû être recomposé dans la société. Pour ce qui était des marriages & Noël, ben, les braves gens avaient attendus l’année d’après. PS: La peste avait sévit en Europe jusqu’au 18 siècle(!) & ce n’est qu’en 1894 qu’Alexandre Yersin, un médecin vaudois (de Morges) a pu isoler l’agent pathogène.

BUCO

13.11.2020 à 09:18

La situation actuelle est devenue telle, où que ce soit et d'où que cela vienne, que tous les domaines sociétaux quels qu'ils soient deviennent tout simplement impossibles à gérer. Il revient donc à chacun de désormais organiser son existence selon ses propres visions, sans se culpabiliser envers quoi que ce soit et surtout QUI que ce soit

mendrisiotto

13.11.2020 à 05:56

Pas de Noël ni nouvel an cette année, Déjà convenu dans notre famille Nous jouons le jeu de la prudence jusqu'àu bout, Mais malheureusement trop ne vont pas le faire Cela va être très difficile, mais c'est le prix à payer pour casser cette chaîne de contamination Nous ne savons pas ou nous pourrions être infectés sans le savoir, Malgré la prudence,