Actualisé

EgypteDix nouveaux ministres prêtent serment

Dix ministres ont prêté serment devant le président égyptien, dans le cadre d'un remaniement concernant principalement des portefeuilles économiques et celui de l'Intérieur, rapporte l'agence officielle Mena.

La décision de procéder à un remaniement a été annoncée le 26 décembre par le président Mohamed Morsi, dans la foulée de l'adoption par référendum d'une nouvelle Constitution.

La décision de procéder à un remaniement a été annoncée le 26 décembre par le président Mohamed Morsi, dans la foulée de l'adoption par référendum d'une nouvelle Constitution.

Reuters

Le président égyptien Mohamed Morsi a procédé dimanche à un remaniement gouvernemental destiné à répondre à une grave crise économique. Cette mesure est intervenue à la veille de la reprise de négociations pour une aide du Fonds monétaire international (FMI) jugée cruciale mais à hauts risques sociaux.

Dix nouveaux ministres, soit près du tiers du gouvernement qui reste dirigé par le Premier ministre Hicham Qandil, ont prêté serment en milieu de journée devant le chef de l’Etat.

Le ministre des Finances Momtaz al-Saïd, homme-clé des discussions avec le FMI pour un prêt de 4,8 milliards de dollars, est remplacé par El-Morsi El-Sayed Hegazy, un universitaire spécialiste de finance islamique, réputé proche des Frères musulmans dont est issu le président.

M. Saïd avait été critiqué ces derniers jours par des responsables des Frères musulmans, qui le jugeaient trop proche des ex-dirigeants militaires ayant tenu le pouvoir pendant près d’un an et demi après la chute de Hosni Moubarak en février 2011.

Général à l’Intérieur

Le portefeuille de l’Intérieur revient au général de police Mohamed Ibrahim, qui était jusqu’ici l’un des adjoints du ministre sortant, Ahmed Gamaleddine, chargé de l’administration pénitentiaire.

Selon certains journaux, Ahmed Gamaleddine paierait un manque de fermeté face aux troubles qui ont accompagné en décembre le référendum sur une nouvelle Constitution, au cours desquels des locaux des Frères musulmans ont été attaqués.

Huit ministères techniques, presque tous à dominante économique, changent aussi de mains: les Transports, l’Electricité, le Développement régional, l’Aviation civile, l’Environnement, les Approvisionnements, les Communications et les Affaires parlementaires.

Mohamed Morsi a pressé dimanche le gouvernement d’»accélérer les efforts pour stabiliser le pays, relancer l’économie et la croissance, attirer les investissements, consolider les exportations, encourager le tourisme, créer de nouveaux emplois et améliorer les services publics», a rapporté l’agence officielle MENA.

Visite attendue

La demande de prêt au FMI avait fait l’objet d’un pré-accord en novembre mais les discussions avaient été suspendues courant décembre en raison des tensions politiques en Egypte.

Le Caire a depuis demandé à relancer rapidement ce dossier et le FMI a annoncé la venue lundi en Egypte de son responsable pour le Moyen-Orient, Masood Ahmed. M. Ahmed doit discuter «des difficultés» économiques du pays et d’un «possible soutien», a dit le Fonds dans un communiqué.

Le prêt du FMI est jugé décisif pour rétablir la confiance dans l’économie égyptienne. Des réformes difficiles et impopulaires sont associées à cette aide.

Augmentation liée à la fiscalité

En décembre, Mohamed Morsi avait dû geler précipitamment des hausses de taxes sur de nombreux produits de base et de consommation courante, qui auraient dû servir à redresser les finances publiques.

Le gouvernement a toutefois affirmé que ces hausses n’étaient que suspendues.

(AFP)

Votre opinion