Tennis - Contre Berrettini, Djokovic a haussé le ton
Publié

TennisContre Berrettini, Djokovic a haussé le ton

Le Serbe, en quête d’un Grand Chelem calendaire historique, a écarté 5-7 6-2 6-2 6-3 Matteo Berrettini (8e) pour avancer en demi-finales de l’US Open, où il aura affaire à un de ses rivaux principaux; Alexander Zverev.

Le No 1 mondial à la fête à New York.

Le No 1 mondial à la fête à New York.

AFP

Novak Djokovic n’est plus qu’à deux victoires d’un Grand Chelem calendaire historique et sa montée en puissance s’est vérifiée mercredi contre Matteo Berrettini, pour rallier le dernier carré de l’US Open, où l’attend de pied ferme le dernier à l’avoir battu, Alexander Zverev.

Le No 1 mondial s’est imposé 5-7, 6-2, 6-2, 6-3 en 3h30, aux dépens de l’Italien (8e). Et il a encore perdu un set, le premier. Mais contrairement aux matches précédents, durant lesquels il avait fini par prendre le dessus en donnant l’impression de surtout lutter avec lui-même, il a cette fois produit son meilleur tennis dans les trois manches suivantes.

«Je pense que c’était une grande performance dans l’ensemble», a déclaré Djokovic, estimant justement que ces trois derniers sets ont été «les meilleurs que j’ai joués dans le tournoi».

Il savait qu’il devait élever son niveau face à Berrettini, «le marteau du tennis, un des plus grands frappeurs de coup droit et au service, difficile à affronter», a-t-il décrit en forme d’hommage au micro.

C’est exactement ce qui s’est produit dans le premier acte, d’une violence assez inouïe dans les échanges. Pilonné, «Nole» n’a pas pu faire grand-chose en retour et s’est fait breaker à 6-5. Berrettini a conclu sur sa quatrième balle de set, au bout de 77 minutes. Le Arthur-Ashe, porté par une bruyante colonie italienne, a exulté. Mais l’excitation a été de courte durée.

Nullement décontenancé

Car Djokovic n’est jamais aussi fort que quand il est dos au mur, au milieu d’une tempête de décibels. Et il jouissait d’un capital confiance contre ce cogneur qu’il a battu deux fois en Grands Chelems, à chaque fois en quatre sets, en quart de finale de Roland-Garros en juin et en finale de Wimbledon en juillet.

Nullement décontenancé, le Serbe a enfin breaké une première fois pour mener 3-1, ses retours prenant de mieux en mieux la mesure du service de son adversaire. Et il a égalisé à un set partout, en remportant encore la mise en jeu de Berrettini, conscient de l’importance de servir en premier dans le suivant.

Car ce que visait alors «Nole» s’est produit. Après un premier jeu raflé, il a immédiatement breaké Berrettini, alors brutalement ramené sur terre et dont la fébrilité était manifeste, notamment au revers, source de nombreuses fautes directes.

Fort de cette stratégie payante, le scénario s’est répété, de façon inéluctable. Les fans de Djokovic se faisant bien plus entendre ou voir, telle cette dame agitant un tee-shirt floqué d’un 21/21, référence au record que peut établir seul son idole, en nombre de Majeurs remportés.

Une perspective qui se rapproche donc, car «Nole» est désormais à seulement deux victoires de s’adjuger un 4e US Open. Ce faisant, il aura décroché les quatre tournois du Grand Chelem sur une même année, ce qui n’est plus arrivé depuis Rod Laver en 1969.

(AFP)

Votre opinion