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US OPENDjokovic en pole position

Le Serbe, dont la demi-finale face à David Ferrer (no 4) pourrait n'être qu'une formalité, se retrouve cependant sous pression: il a beaucoup à perdre sur le plan comptable.

Le Serbe se retrouve pour la première fois «orphelin» de Roger Federer.

Le Serbe se retrouve pour la première fois «orphelin» de Roger Federer.

AFP

Tenant du titre, Novak Djokovic (no 2) est le grand favori à sa propre succession avant la dernière ligne droite de l'US Open.

Assuré de conserver la place de no 1 mondial avant même le début du tournoi, Roger Federer verra 360 points retranchés à son total à la suite de son élimination en quarts de finale et n'en comptera plus «que» 11 805 dans le prochain classement établi par l'ATP. Novak Djokovic joue bien plus gros ce week-end: il se retrouverait à 1335 points du Bâlois s'il s'inclinait en finale, et serait largué à 1815 points du Maître s'il était éliminé dès samedi.

«J'aime cette sensation»

Tous les projecteurs se braquent en outre sur le Serbe, qui se retrouve pour la première fois «orphelin» de Roger Federer et Rafael Nadal au stade des demi-finales en Grand Chelem. «Ca ne change rien pour moi. De toute façon, j'aborde avec le même sérieux chaque match. Et David, Andy (Murray) et Tomas (Berdych) font tous partie du top 10», expliquait-il.

«C'est spécial de débarquer ici dans la peau du tenant du titre. Mais j'aime cette sensation. Avec l'expérience accumulée, je sais gérer la pression», soulignait Nole à l'issue d'un quart de finale dans lequel il a démontré l'excellence de sa forme face au vainqueur de l'édition 2009 Juan Martin Del Potro (no 7). Le Serbe a sorti le grand jeu dans une rencontre de toute beauté, remportée 6-2 7-6 6-4 en 3h06' face à un Argentin tout proche de sa meilleure forme.

«Tu dois mériter chaque point face à lui»

Novak Djokovic se méfie forcément de David Ferrer (30 ans), même si ce dernier a laissé beaucoup de forces dans la bataille de cinq sets et 4h31' livrée face à Janko Tipsarevic (no 8) en quart de finale. «Il est l'un des plus grands compétiteurs du circuit. Les observateurs ont tendance à le sous-estimer. Mais il est à l'aise sur toutes les surfaces. Tu dois mériter chaque point face à lui», lâchait le no 2 mondial.

David Ferrer rêve pour sa part de disputer une première finale en Grand Chelem. L'Espagnol a remporté cinq de ses treize duels face au Serbe, qu'il a même dominé à deux reprises en indoor dans les Masters 2007 et 2011. Mais leurs sept matches disputés dans des conditions similaires à celles rencontrées à New York, sur dur en extérieur, ont tous tourné à l'avantage de Novak Djokovic.

«Je veux essayer de prendre du plaisir dans cette demi-finale, même si je dois affronter un grand joueur. Je suis conscient que je devrait jouer mon meilleur tennis pour avoir une chance de m'imposer. Mais je vais me battre», affirmait David Ferrer, qui s'était notamment incliné 6-4 6-4 6-3 en demi-finale à Flushing Meadows en 2007 face au Serbe.

Berdych en trouble-fête

Tombeur de Roger Federer mercredi, Tomas Berdych (no 6) paraît pour sa part en mesure de bousculer l'ordre établi dans la seconde demi-finale. Le solide Tchèque (1m96, 91 kg) peut s'appuyer sur une statistique qui lui est favorable au moment de préparer son affrontement avec Andy Murray (no 3): il a dominé l'Ecossais à quatre reprises en six affrontements.

«J'espère pouvoir évoluer au même niveau que face à Roger. Si mon jeu est en place et que je suis capable d'imposer mon rythme, je représente un danger pour n'importe quel adversaire», assurait le Tchèque. Les attentes sont qui plus est moins grandes en ce qui le concerne. Personne n'évoque plus la finale perdue par Tomas Berdych en 2010 à Wimbledon alors que les observateurs connaissent parfaitement le triste record détenu par Andy Murray, incapable de remporter une seule des quatre finales de Grand Chelem qu'il a disputées (US Open 2007, Open d'Australie 2010 et 2011, Wimbledon 2012).

«Je devrai faire preuve d'intelligence face à lui. Il possède une telle puissance qu'il est capable de me repousser même si je dicte l'échange et me montre agressif. Je devrai varier les effets afin de ne jamais lui donner la même balle», analysait Andy Murray, qui a dominé Tomas Berdych lors de leur dernier duel en date sur dur cette année à Dubaï (6-3 7-5) et a franchi un palier supplémentaire en s'adjugeant le titre olympique cet été. L'heure est venue pour lui de débloquer enfin son compteur en Grand Chelem.

(si)

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