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TennisDjokovic: «J’ai vraiment livré un grand match ce soir»

Novak Djokovic a récupéré. Quarante-huit heures après son match d’anthologie contre Stanislas Wawrinka, Nole a encore couru comme un lapin.

Reuters

Le Serbe s’est qualifié pour les demi-finales de l’Open d’Australie en s’imposant en quatre sets, 6-1 4-6 6-1 6-4, devant Tomas Berdych. Il a gagné en «seulement» 2h31’ de jeu, contre 5h02’ dimanche soir face à Wawrinka faut-il le rappeler. Cette victoire lui assure de demeurer no 1 mondial quelle que soit l’issue du tournoi.

Face à Berdych qu’il avait battu à onze reprises en douze rencontres avant ce quart de finale, Novak Djokovic possède une évidente marge de sécurité. Le jeu plat du Tchèque lui convient parfaitement. Il peut le contrer à sa guise. «J’ai vraiment livré un grand match ce soir, se réjouissant Nole qui n’avait pas touché sa raquette mardi. Je dois remercier mon équipe de m’avoir aidé à être à nouveau d’attaque ce soir».

«La donne aurait été différente contre Stan»

«J’étais toutefois dans un mauvais soir, glisse Berdych qui a confirmé sa présence à Genève la semaine prochaine pour la Coupe Davis. Voir Nole courir aussi vite ce soir ne m’a pas surpris. Il a le meilleur physique du Circuit. Je savais qu’il allait récupérer. La donne aurait été différente si Wawrinka avait gagné dimanche. Je ne sais pas si Stan aurait pu enchaîner aussi bien...»

Même la perte du deuxième set n’a pas affecté Novak Djokovic. A une manche partout, il a été capable d’élever le niveau de son jeu pour fêter un dix-neuvième succès de rang à Melbourne. Il fut parfois irrésistible en coup droit. Jeudi, le double tenant du titre retrouvera David Ferrer contre lequel il reste sur trois victoires l’an dernier, à Melbourne justement, à Miami et à Flushing Meadows.

Un miracle pour la 500e

Les statistiques parlent en faveur du no 1 mondial. Mais la méfiance sera de mise, surtout qu’il retrouvera en face de lui un véritable survivant. Le Valencien est, en effet, revenu de nulle part devant Almagro pour fêter la 500e victoire de sa carrière. Elle tient du miracle. Il s’est imposé 4-6 4-6 7-5 7-6 (7/4) 6-2 après un marathon de 3h44’ devant son compatriote Nicolas Almagro. Un Almagro qui aura servi à... trois reprises pour le gain de la rencontre, à 5-4 au troisième set, à 5-4 et à 6-5 au quatrième. Sans se procurer une seule balle de match. «Je sais que tous les joueurs sont nerveux au moment de conclure, lâche Ferrer. J’ai donc essayé de me battre sur chaque point».

«Le pire top-ten de l’histoire»

Une fois de plus, Almagro a été victime de ses nerfs. Comme l’automne dernier lors de la finale de la Coupe Davis à Prague où il avait perdu le simple décisif contre Radek Stepanek. Son formidable revers à une main ne suffit pas à gommer son mental défaillant. Un travers que le joueur de Murcie ne veut pas reconnaître. «Si c’était un problème mental, je n’aurais pas mené deux sets à rien», lance-t-il comme pour se convaincre que la faille est ailleurs.

David Ferrer disputera jeudi sa cinquième demi-finale dans un tournoi du Grand Chelem, sa deuxième à Melbourne après celle de 2011 perdue devant Andy Murray. Même s’il est assuré de ravir la place de no 4 mondial à l’infortuné Rafael Nadal, Ferrer est loin de se sentir aussi fort que les membres du «Big Four». «Je suis le pire top-ten de l’histoire», avait-il même avoué un jour de déprime. Mais le sous-estimer serait une tragique erreur. Que Novak Djokovic ne commettra certainement pas.

Enfin dans un simple dames bien lénifiant, on connaît l’affiche de la demi-finale du bas du tableau: elle opposera Li Na à Maria Sharapova. La Chinoise a provoqué une relative surprise en battant 7-5 6-3 Agnieszka Radwanska qui restait sur treize victoires en treize rencontres en ce début d’année.

(AFP)

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