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FootballDjuric: «Comme toute finale, on veut la gagner»

En recevant Grasshopper samedi soir, Xamax a l’occasion de condamner les Zurichois et de se sauver lui-même. Igor Djuric, son défenseur central, évoque les enjeux d’un rendez-vous très attendu.

par
N.JR
Contre Hoarau et YB, le Xamax de Djuric avait su faire le dos rond pour frapper au bon moment et l'emporter 1-0.

Contre Hoarau et YB, le Xamax de Djuric avait su faire le dos rond pour frapper au bon moment et l'emporter 1-0.

Reuters

Moins d’une semaine après s’être offert le champion, NE Xamax s’apprête à disputer une véritable finale samedi soir contre Grasshopper. En l’emportant, l’actuel barragiste de Super League a l’occasion d’envoyer le club zurichois en Challenge League, un club qu’il précède déjà de neuf points au coup d’envoi, tout en se glissant, au moins provisoirement, au 8e rang, une place synonyme de maintien assuré.

Plusieurs facteurs expliquent le spectaculaire redressement de l’ancienne lanterne rouge. Parmi ceux-ci, une défense qui tient désormais la route.

«On est devenu beaucoup plus compact, reconnaît Igor Djuric (30 ans), l’un des patrons de la défense de la Maladière. Toute l’équipe bosse défensivement et l’on sait que l’on peut tenir. Si vous n’êtes pas solide lorsque vous vous battez pour votre survie, vous n’arrivez à rien.» Lors des 11 derniers matches qui lui ont rapporté 19 points, le Xamax version Stéphane Henchoz n’a d’ailleurs encaissé que 1,1 but par sortie – c’est plus de deux fois moins que lors de la première partie de saison (avec 2,3 buts reçus alors par match). Le club neuchâtelois présente ainsi désormais un bilan parfaitement équilibré au niveau de la différence de but: 12-12, contre 38-54 auparavant.

Le tonitruant renouveau de Xamax coïncide aussi avec le retour au jeu de Djuric, victime d’une grave blessure au genou (déchirure des ligaments croisés) qui l’avait éloigné des terrains pendant près de neuf mois. «J’ai parfaitement pu réintégrer le groupe, c’est formidable», se réjouit le No 55, systématiquement titularisé depuis la victoire dans le derby romand (3-1 contre Sion le 9 mars).

Une assurance tous risques

Si tous les voyants sont au vert depuis quelques semaines, rien n’est encore gagné pour autant. «Si l’on pense que l’on va gagner contre Grasshopper au seul prétexte que l’on a battu Young Boys, c’est faire un mauvais calcul. Chacun sait de quoi il en retourne… C’est une nouvelle finale et comme toute finale, on veut la gagner. Il faudra tenir le coup défensivement et convertir les inévitables occasions que l’on va réussir à se créer…»

Preuve de la solidité de Xamax, le gardien Laurent Walthert a pu fêter trois blanchissages lors de ses quatre derniers matches (à Lugano et Lucerne ainsi que lors de la venue d’YB). «C’est rassurant de le savoir derrière nous. Ce qu’il fait cette saison est absolument incroyable…»

Installé sur le podium en 2019 (derrière YB et Bâle), Xamax est en train de donner raison à son président Christian Binggeli, lequel avait renié sa promesse de ne jamais se séparer, quoi qu’il arrive, de Michel Decastel pour installer Stéphane Henchoz sur le banc le 6 février dernier. «Henchoz amène sa mentalité et de l’intensité. Quand on voit les résultats, on ne peut que se dire que cela a fait du bien à l’équipe…», conclut Igor Djuric.

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