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SyrieDonald Trump demande la fin du «carnage» à Idleb

Le président américain a exhorté la Russie, la Syrie et l'Iran à stopper le «carnage» dans la province d'Idleb en Syrie qui a fait près de 80 victimes civiles en dix jours.

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Amnesty International a accusé lundi le régime syrien et son allié russe de «crimes de guerre», après avoir documenté 18 attaques menées au cours de l'année passée contre des écoles et des centres médicaux du nord-ouest de la Syrie. (10 mai 2020)

Amnesty International a accusé lundi le régime syrien et son allié russe de «crimes de guerre», après avoir documenté 18 attaques menées au cours de l'année passée contre des écoles et des centres médicaux du nord-ouest de la Syrie. (10 mai 2020)

AFP
Les batteries antiaériennes syriennes ont intercepté lundi des frappes israéliennes dans le nord du pays, a affirmé l'agence de presse officielle Sana. (4 mai 2020 - Image d'archive)

Les batteries antiaériennes syriennes ont intercepté lundi des frappes israéliennes dans le nord du pays, a affirmé l'agence de presse officielle Sana. (4 mai 2020 - Image d'archive)

AFP
Des hélicoptères «israéliens» ont tiré des missiles sur le Sud de la Syrie, ont indiqué les médias étatiques syriens dans la nuit de jeudi à vendredi. (1er mai 2020)

Des hélicoptères «israéliens» ont tiré des missiles sur le Sud de la Syrie, ont indiqué les médias étatiques syriens dans la nuit de jeudi à vendredi. (1er mai 2020)

AFP

Donald Trump a appelé jeudi Moscou, Damas et Téhéran à cesser de tuer des civils dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, où ces forces ont intensifié leurs bombardements depuis mi-décembre.

«La Russie, la Syrie et l'Iran tuent, ou sont sur le point de tuer, des milliers de civils innocents dans la province d'Idleb. Ne le faites pas!», a lancé le président des Etats-Unis sur Twitter, en saluant la Turquie qui «travaille dur pour stopper ce carnage».

Depuis le 16 décembre, les forces du président syrien Bachar el-Assad, soutenues par l'aviation russe, ont intensifié leurs bombardements dans cette région et de violents combats au sol les opposent aux djihadistes et rebelles, malgré un cessez-le-feu annoncé en août.

Damas a repris une quarantaine de villages, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Environ 80 civils ont été tués dans le cadre de cette nouvelle escalade, et des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées par les combats des derniers jours, fuyant souvent vers le Nord frontalier de la Turquie.

Obtenir un nouveau cessez-le-feu

Mardi, Ankara a annoncé être en pourparlers avec Moscou pour obtenir un nouveau cessez-le-feu à Idleb, appelant à la fin immédiate des frappes. La France a aussi réclamé une «désescalade immédiate», accusant Damas et ses alliés russe et iranien d'«aggraver la crise humanitaire».

La région d'Idleb est dominée par les djihadistes du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS) et d'autres mouvements rebelles. Le régime, qui contrôle désormais plus de 70% du territoire syrien, s'est maintes fois dit déterminé à reconquérir Idleb.

L'armée syrienne a appelé les civils à évacuer les zones tenues par les djihadistes. L'appel de Donald Trump intervient alors que la Russie et la Chine ont opposé la semaine dernière leur veto au Conseil de sécurité à l'extension d'un an de l'aide humanitaire transfrontalière de l'ONU à quatre millions de Syrien, principalement dans les régions, comme celle d'Idleb, échappant encore au contrôle de Damas.

Washington a jugé que ce veto était «honteux». «Vous avez du sang sur les mains», avait déjà accusé le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo à l'adresse de Moscou et Pékin.

400'000 personnes ont fui Idleb

Le régime syrien et la Russie avaient déjà mené entre avril et août une offensive d'envergure dans le bastion rebelle d'Idleb, tuant un millier de civils selon l'OSDH, et provoquant la fuite de 400'000 personnes d'après l'ONU.

Le conflit en Syrie, déclenché en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie par Damas, a fait plus de 370'000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

(AFP)

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