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TransplantationsDons d'organes: une commission pour le statu quo

Seuls ceux qui veulent explicitement donner leurs organes devraient pouvoir le faire. Tel est l'avis de la commission de la santé publique du Conseil des Etats qui penche pour le consentement explicite.

YVAIN GENEVAY-a

La commission de la santé publique du Conseil des Etats a refusé vendredi par 9 voix contre 3 de passer au modèle du consentement présumé, se ralliant ainsi à l'avis du Conseil fédéral.

La décision d'accepter ou de refuser un don d'organes s'accompagne de questions de principe et d'éthique, aussi bien pour le donneur potentiel que pour ses proches, a estimé la majorité de la commission. Il vaut donc mieux garder le système actuel, du consentement explicite, plutôt que de passer au droit d'opposition.

Ce modèle se base sur le principe inverse: toute personne majeure est un donneur potentiel, sauf si elle indique le contraire. Pour la minorité soutenant cette solution, cela permettrait de faire augmenter les dons d'organes en Suisse.

Le Conseil national a d'ailleurs adopté par 102 voix contre 65 une motion en ce sens lors de la dernière session. Le Conseil fédéral est opposé à ce modèle. Il prévoit cependant un train de mesures visant à sensibiliser la population. Il est en train de définir les priorités de son plan d'action annoncé en mars.

En Suisse, on meurt encore faute d'organes disponibles: 52 décès ont été enregistrés l'année passée, avait relevé le ministre de la santé Alain Berset en mars. La liste d'attente compte 1100 personnes et ne cesse de s'allonger. Sachant qu'entre 400 et 500 organes sont transplantés chaque année, les besoins ne peuvent pas être couverts.

(ats)

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