Réactions - «Don’t look up», un défi comique qui plaît aux Romands
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Réactions«Don’t look up», un défi comique qui plaît aux Romands

La comédie produite par Netflix suscite des commentaires positifs sur les réseaux sociaux en Suisse romande.

par
Eric Felley
Meryl Streep dans le rôle de la présidente des États-Unis, se prépare au tournage d’une scène de «Don’t look up».

Meryl Streep dans le rôle de la présidente des États-Unis, se prépare au tournage d’une scène de «Don’t look up».

NIKO TAVERNISE/NETFLIX

En français, quand on ne veut pas voir une menace imminente, on dit faire l’autruche. C’est le thème du film «Don’t look up: déni cosmique», très populaire sur Netflix depuis sa mise en ligne le 24 décembre dernier (lire ici notre critique). En Suisse romande, les réactions sur les réseaux sociaux sont très positives, comme la réception du film dans les quelque 100 pays où il est diffusé. «Une magnifique et impitoyable satire sur notre monde en pleine déliquescence…», «Je l’ai vu hier! Fabuleux!!!!! Juste la fin un peu ridicule, mais on s’en fiche!» «A consommer sans modération pour commencer 2022, caricature mais si proche de la réalité», voilà quelques réactions glanées ici et là.

Le prétexte de la comète

«Don’t look up» est construit à partir d’un scénario basique de film apocalyptique: la Terre est menacée pas une comète, un compte à rebours est enclenché et des héros se mobilisent pour la sauver face aux éléments contraires. Ils tentent alors d’avertir les autorités politiques, représentées par une présidente des États-Unis qui ressemble fort à Donald Trump (Meryl Streep), mais ils ne sont pas pris au sérieux.

La force du procédé est qu’à aucun moment le film ne parle explicitement de son sujet: le réchauffement climatique. Dans une interview, Leonardo DiCaprio résume: «C’est une analogie de la culture moderne sur notre incapacité à écouter la vérité scientifique.» L’acteur parle d’une «comédie noire».

«S’il polarise, tant mieux»

Le réalisateur, Adam McKay, lui, n’a jamais caché que son œuvre était une fable sur la question climatique. Par rebond, elle évoque aussi la méfiance à l’égard des scientifiques dans le cadre de la pandémie du Covid-19: «Je suis ravi de savoir que des gens détestent mon film. S’il polarise, tant mieux! Toutefois beaucoup de climatologues qui ont vu le film me remercient d’avoir traité cette frustration que ressentent les scientifiques à faire éclater la vérité, dans un monde où nos communications sont manipulées, marketées et détournées par de faux prophètes. Nous entrons dans une ère très dangereuse où nous devenons incapables de réagir collectivement à une menace globale comme la crise climatique, qui est le plus gros défi à venir de l’humanité. Mais cela vaut aussi pour la crise sanitaire, la pollution, la corruption ou l’aggravation des inégalités.»

Largement de quoi faire encore quelques films.

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