20.01.2017 à 14:55

OmnisportsDopage en Russie: c’est de la faute au sexe!

Vitaly Mutko a trouvé l’explication au problème du dopage des athlètes dans son pays. Et il pense vraiment qu’on va le croire?

von
E.F
Vitaly Mutko a trouvé l’explication au problème du dopage des athlètes dans son pays.

Vitaly Mutko a trouvé l’explication au problème du dopage des athlètes dans son pays.

Keystone

Vitaly Mutko, l’un des personnages clés du scandale du dopage organisé en Russie, pense avoir trouvé l’explication aux problèmes qui rongent le sport de son pays. Le vice-premier Ministre l’a déclaré au site Internet de «Sport-Express», et ses propos ont été relayés par «Yahoo»: les relations sexuelles sont susceptibles de fausser les résultats des contrôles antidopages.

Si, si…

Et l’ex-Ministre des sports argumente, sans imaginer une seule seconde qu’on pourrait comprendre qu’il nous prend pour des ânes: on retrouve de l’ADN masculin chez une athlète plusieurs jours après un rapport sexuel. «Si vous avez des relations sexuelles cinq jours avant un test de dopage, ils peuvent trouver de l’ADN masculin en vous.»

Ah c’était donc ça? Toutes les sportives russes pincées par la patrouille sont donc des coquines qui ne pensent qu’à ça, et qui n’ont pas pour habitude d’utiliser un préservatif. Mais comment n’y a-t-on pas pensé plus tôt? Mutko a déclaré que, face à cette évidence, les Russes étaient injustement punis et qu’il fallait défendre les athlètes qui avaient échoué à des tests.

«Un étranger est réintégré alors qu'un Russe est puni»

Afin de stigmatiser cette injustice, Mutko assène : «Un (athlète) peut embrasser une fille qui a pris une drogue. Quand cela se passe, un (athlète) étranger est réintégré alors qu'un Russe est puni.»

Il fait allusion au tennisman français Richard Gasquet et au perchiste canadien Shawn Barber, qui avaient été lavés de tout soupçon en affirmant que si de la cocaïne se trouvait dans leur urine, c’est parce qu’ils avaient embrassé des femmes qui avaient consommé cette substance.

Les sportifs et les sportives russes n’ont quand même pas de bol si on comprend bien Mutko. Ils ont tous et toutes besoin de roucouler sur un rythme bien supérieur à la moyenne, et voilà qu’ils et elles ne tombent que sur des cocaïnomanes.

Mais comment une telle évidence a pu échapper à l’ensemble du monde de la science et de la recherche?

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