Scandale russe: Dopage: Federer veut être contrôlé plus souvent
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Scandale russeDopage: Federer veut être contrôlé plus souvent

Les stars du circuit se sont exprimées vendredi sur le scandale du dopage en athlétisme.

Roger Federer s'est exprimé sur le dopage à Londres (vendredi 13 novembre 2015).

Roger Federer s'est exprimé sur le dopage à Londres (vendredi 13 novembre 2015).

Reuters

En marge du Masters de Londres, Roger Federer a pris position sur le scandale de dopage en athlétisme. Le Bâlois, qui ne s'est pas montré surpris par cette affaire, a dévoilé qu'il avait été contrôlé environ cinq fois cette année en marge des compétitions.

Certes beaucoup plus nombreux en tournoi, ces tests ne suffisent toutefois pas aux yeux du Bâlois. «Lorsque je gagne un tournoi et que je ne suis pas contrôlé, je me demande à chaque fois: où est le type des contrôles antidopage?». Selon lui, il est important que des tests soient systématiquement menés, dès lors que beaucoup d'argent et de points ATP sont en jeu, afin d'éviter que les joueurs «n'aient des idées stupides».

Le champion bâlois de 34 ans a toutefois souligné que la lutte contre le dopage était «top» en Suisse. Il a laissé ouverte la problématique du financement de mesures supplémentaires, éludant la question de savoir s'il fallait lui attribuer une partie du prize money des tournois.

Murray évoque Armstrong

Parallèlement, Rafael Nadal et Stan Wawrinka ont plaidé pour que les contrôles antidopage soient rendus publics. «Ainsi, personne ne se demanderait plus si l'adversaire en face est autant contrôlé que soi», a déclaré Nadal.

De son côté, le Vaudois a souligné qu'il est contrôlé pratiquement chaque fois qu'il est à son domicile (environ 15 fois cette année, selon ses propres évaluations), une fois même à deux reprises en l'espace de deux heures, d'abord par la Fédération internationale de tennis (ITF), puis par Swiss Olympic. «Il serait bien dans ce genre de cas si nous pouvions mieux nous coordonner, afin d'utiliser au mieux les ressources disponibles».

«Lance Armstrong a répété des années qu'il était le plus contrôlé alors ça ne garantit pas grand-chose non plus», a de son côté relativisé l'Ecossais Andy Murray.

«Je l'ai été plus que jamais cette saison, mais je ne sais pas à quoi ressemble le système parfait, a poursuivi le numéro deux mondial. Plus c'est transparent, mieux c'est. Notre sport pourrait investir plus dans l'antidopage pour attraper plus de tricheurs et aussi gagner la confiance du public. C'est vital, on a l'impression qu'il se passe maintenant quelque chose de nouveau chaque semaine».

Djokovic est «disponible»

Novak Djokovic, l'intouchable numéro un mondial, n'a pu échapper au sujet. Mais il a pris ses distances avec ses rivaux. «L'arrivée des Jeux olympiques draine toujours toujours des controverses, c'est la course à l'information», a ainsi estimé le Serbe avant de se lancer dans un satisfecit.

«Dans le tennis, on est très bon. Je n'ai aucun reproche à faire pour l'instant. Depuis dix ans, je n'ai pas trop vu ce genre de scandale. Moi je suis très régulièrement contrôlé», a-t-il poursuivi en déclarant qu'il avait reçu 3-4 visites chez lui. «Je suis toujours disponible, ils savent où je me trouve, je suis favorable au plus de tests possible. Le passeport biologique est aussi une étape supplémentaire pour s'assurer que le sport reste propre».

«Les exigences sont parfois trop fortes, a-t-il pourtant jugé. Ce n'est peut-être pas nécessaire de dire chaque jour de l'année où l'on est. En dehors de la saison, la localisation est parfois compliquée à organiser».

(si)

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