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sportDopage - Le rôle de l'Agence mondiale antidopage en question

L'orientation à donner à l'Agence mondiale antidopage (AMA), entre prestataire de service ou instance de régulation, a été au centre des débats de la réunion de son comité exécutif mercredi à Buenos Aires, a-t-on appris de source proche.

Le mouvement sportif et les gouvernements, qui composent et financent à parts égales l'AMA, ont exposé leurs divergences sur le rôle qu'elle doit jouer après 13 années d'existence. Depuis plusieurs mois, l'AMA fait face à la grande défiance du mouvement sportif, qui souhaite qu'elle soit au coeur de la mise en oeuvre des programmes antidopage et ne se limite pas à fixer des règles. Dans une lettre adressée fin juillet à l'Agence, dont l'AFP a obtenu copie, le CIO fixe les attentes qu'en a le mouvement sportif alors qu'elle s'apprête à changer de président mi-novembre. Un changement de cap est d'autant plus attendu par le CIO, que le prochain président - le Britannique Craig Reedie - sera issu cette fois du monde sportif, après six ans d'exercice par l'ancien ministre australien John Fahey. "L'AMA doit être à la fois une organisation de contrôle de la conformité et un fournisseur de services pour ses composantes et doit remplir ces deux rôles de manière équilibrée et proportionnée", souligne le CIO dans cette lettre. "L'AMA devrait être le centre de compétences et de connaissances dans la lutte contre le dopage, coordonnant et gérant de manière efficace un système antidopage intégré et fournissant soutien et assistance à toutes les parties prenantes dans ce contexte", ajoute-t-il. Les gouvernements, eux, défendent l'idée que l'AMA soit avant tout une autorité de régulation et de contrôle, chargée de vérifier que les différents acteurs soient bien en conformité avec les principes du Code mondial antidopage. Pour les gouvernements, il n'est pas question que l'AMA supplée les déficiences du mouvement sportif et le dédouane de ses responsabilités en matière de lutte antidopage. La question reviendra sur la table lors de la Conférence mondiale sur le dopage dans le sport à Johannesbourg du 12 au 15 novembre, où doit être élu Craig Reedie et où sera entériné par ailleurs le troisième Code mondial antidopage. stp/ob

(AFP)

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