JO 2018: Dopage: une entreprise suisse dans l'urgence
Actualisé

JO 2018Dopage: une entreprise suisse dans l'urgence

Berlinger Spezial AG doit fournir plus de 4000 kits anti-doping en vue des JO de Pyeongchang. Une course contre la montre.

Situation d'urgence pour la firme saint-galloise Berlinger Spezial AG ! Elle doit fournir 4350 nouveaux kits anti-doping pour les Jeux de Pyeongchang.

Le Comité International Olympique (CIO) et l'Agence Mondiale Antidopage (AMA) ont, en effet, demandé à Berlinger Spezial AG de ne plus livrer son nouveau flacon pour les échantillons urinaires, nommé «Geneva», après avoir constaté des problèmes dans sa manipulation. Des tests menés en Allemagne ont permis de constater que les flacons pouvaient être ouverts de manière relativement facile.

Le CIO et l'AMA ont exigé de travailler avec les anciens flacons de la firme. «Nous oeuvrons jour et nuit pour produire ces flacons, explique Andrea Berlinger, la CEO et propriétaire de la firme du Toggenburg. Nous avons toujours le même credo: à savoir apporter notre contribution pour un sport propre.»

De nouveaux éléments de sécurité ont d'ailleurs été apportés à ces anciens modèles, nommés «BEREG-Kit». Mais il faut savoir qu'une sécurité absolue à 100% n'existe pas.

Berlinger Spezial AG collabore avec le CIO depuis les Jeux de Sydney en 2000. Mais le déroulement des Jeux de Sotchi en 2014, avec cette révélation des fraudes commises autour des flacons des athlètes russes, rappelle que toutes les mesures de sécurité qui peuvent être prises dans la lutte contre le dopage sont parfois insuffisantes.

(ats)

Votre opinion