Environnement: Doris Leuthard met la pression sur le climat
Publié

EnvironnementDoris Leuthard met la pression sur le climat

La conseillère fédérale souhaite entrer dans le vif du sujet à trois mois de la Conférence sur le climat de Paris.

Doris Leuthard: «J'ai toujours le sentiment que nous sommes proches d'un accord.»

Doris Leuthard: «J'ai toujours le sentiment que nous sommes proches d'un accord.»

Keystone

Doris Leuthard a exigé que les ministres disposent d'un document de travail au plus vite. Les pays donateurs se sont mis d'accord sur une méthodologie pour les investissements.

«Nous voulons maintenant vraiment un texte», a affirmé Doris Leuthard lors d'un point presse après une réunion de préparation de la 21e conférence sur le climat de l'ONU (COP 21). «Les ministres, nous avons besoin d'un document de travail pour avoir des choses dans les mains et approuver ou refuser des idées, voire demander de poursuivre le travail sur d«autres», a-t-elle expliqué.

«Nous avons mis un peu de pression sur les chefs négociateurs et sur l'administration française», a-t-elle reconnu.

Suisse optimiste

La cheffe du Département fédéral de l'environnement (DETEC) s'est toutefois montrée optimiste. «J'ai toujours le sentiment que nous sommes proches d'un accord», a-t-elle affirmé au terme de trois jours de consultations à Paris en amont de la conférence de décembre.

Lors d'une réunion samedi et dimanche, les ministres de dix-huit pays donateurs se sont mis d«accord sur une méthodologie pour y soumettre les financements des projets en relation avec le climat. Cette rencontre était co-présidée par Doris Leuthard et Caroline Atkinson, collaboratrice directe du président américain Barack Obama pour les questions climatiques.

Le contenu plus important que le financement

« Nous avons trouvé un accord entre les pays donateurs. Nous nous sommes ralliés sur une définition de ce que sont les investissements dans le secteur privé liés au climat et sur celle des engagements publics au sein des banques multilatérales », a-t-elle expliqué.

Ces 18 pays ont réaffirmé dimanche leur engagement à mobiliser 100 milliards de dollars par an, à partir de 2020, pour financer la politique climatique des pays en développement. Pour Doris Leuthard, le contenu est toutefois plus important que le financement. «Nous voulons savoir ce que vont faire finalement des pays comme la Chine, le Brésil ou l'Inde », a-t-elle expliqué.

«Pour l'instant, nous ne le savons pas», a-t-elle reconnu. Or, la cheffe du DETEC souhaite que les pays en développement annoncent d'abord leurs projets afin de les soumettre à la méthodologie adoptée ce week-end. Les pays donateurs pourront ainsi vérifier si les projets correspondent bien à leur feuille de route.

L'accord sur la méthodologie est «lié à la publication début octobre d'un rapport de l'OCDE», a affirmé Doris Leuthard. «Pour la première fois, nous allons sortir un rapport qui calcule non seulement les engagements du côté public, mais aussi pour la première fois les engagements du côté privé», a affirmé la conseillère fédérale.

(ats)

Votre opinion