Football: Dortmund balayé, Lucien Favre répond aux critiques
Publié

FootballDortmund balayé, Lucien Favre répond aux critiques

Les choix du Vaudois, balayé par le Bayern avec Dortmund (5-0), ont soulevé des questions

par
Simon Meier
A l'image de ses joueurs, Lucien Favre a sombré dans la tempête munichoise.

A l'image de ses joueurs, Lucien Favre a sombré dans la tempête munichoise.

Keystone

Cinq buts encaissés – dont quatre avant la pause –, zéro marqué, et la tête de la Bundesliga qui s’envole. Lucien Favre et le Borussia Dortmund, balayés sur la pelouse du Bayern Munich lors du match au sommet, ont passé un sale samedi. Le Vaudois n’avait d’ailleurs guère envie de s’épancher après la rencontre. Il a toutefois dû passer par la case médias, alpagué en direct sur Sky: «Nous devons nous concentrer sur le prochain match contre Mayence, a évacué l’entraîneur du Borussia. Quand on joue comme aujourd’hui (ndlr: samedi), c’est dur, il faut clairement le dire. C’était une leçon. Le Bayern était bien meilleur, bien plus rapide.»

Point final? «Lulu» aurait sans doute voulu en rester là. Mais dans un immense pays de foot comme l’Allemagne, évidemment, une telle déculottée laisse des traces, voire fait des vagues. Une partie des médias et des observateurs s’est interrogée sur le dispositif tactique de Lucien Favre, qui avait décidé de se passer de Mario Götze pour ce «Spitzenkampf», alignant Marco Reus seul en pointe. «Bien sûr que ce n’est pas ma position favorite, il faut demander au coach», a réagi ce dernier, agacé, à l’heure de «l’analyse».

Egalement épinglé par certains médias pour avoir titularisé le Franco-Ivoirien Dan-Axel Zagadou (19 ans) en défense centrale, Favre a sorti le joueur à la pause, afin de mettre un terme à son calvaire. Et Reus en pointe? «C’est facile de dire après le match que cela n’était pas une bonne idée, s’est défendu le Vaudois. Mais je ne sais pas non plus si cela ce serait mieux passé si nous avions joué en 4-1-4-1. Le but était de prendre la profondeur, de mettre de la vitesse. Mais ça n’a pas fonctionné.»

En conférence de presse, où on l’a souvent vu ronchon après une victoire cette saison, Lucien Favre ne semblait paradoxalement pas particulièrement abattu, samedi. La journée s’était avérée assez terrible, mais la vie continue. «Il nous reste six matches et tous seront difficiles», a-t-il promis au moment de quitter Munich pour Dortmund. Difficiles, oui, mais sans doute pas autant que ce choc au sommet raté.

Votre opinion