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ZurichDouze ans d'enfermement pour un accusé néonazi

Un accusé néonazi de 27 ans, qui avait tiré sur un homme il y a deux ans dans le quartier de Niederdorf, a écopé d'une peine privative de liberté de douze ans en milieu fermé.

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Le Tribunal fédéral (TF) a rejeté un recours du Ministère public zurichois. L'accusé échappe à une mesure d'internement. (Jeudi 22 septembre 2016)

Le Tribunal fédéral (TF) a rejeté un recours du Ministère public zurichois. L'accusé échappe à une mesure d'internement. (Jeudi 22 septembre 2016)

Un néonazi de 27 ans qui avait tiré sur un homme il y a deux ans à Zurich a écopé d'une peine privative de liberté de douze ans. (12 juin 2014)

Un néonazi de 27 ans qui avait tiré sur un homme il y a deux ans à Zurich a écopé d'une peine privative de liberté de douze ans. (12 juin 2014)

Police cantonale de Zurich
L'homme avait participé à un défilé néonazi le 1er mai 2008 à Hambourg, en Allemagne (12 juin 2014)

L'homme avait participé à un défilé néonazi le 1er mai 2008 à Hambourg, en Allemagne (12 juin 2014)

Keystone

Un accusé néonazi qui avait tiré sur un homme il y a deux ans sera enfermé durant 12 ans. Le tribunal de district de Zurich a également ordonné un suivi thérapeutique.

L'accusé avait tiré en mai 2012 sur un homme de 26 ans, blessant grièvement sa victime avant de prendre la fuite. Il avait pu être appréhendé deux jours plus tard à la gare de Hambourg, en Allemagne, avant d'être extradé en Suisse au début du mois de juillet.

Au tribunal de district de Zurich, l'accusé a plaidé la légitime défense, disant avoir été attaqué par son adversaire, qui lui aurait entre autres lancé une bouteille de bière. Il dit avoir paniqué et saisi son arme à feu, puis appuyé sur la détente.

«Je connaissais trop bien mon rival et savais de quoi il était capable», a assuré l'accusé durant le procès. Toutefois, un SMS envoyé à un inconnu peu après les faits parle en sa défaveur: «la trahison est inexcusable, c'est pour ça que c'est arrivé».

La procureure a pour sa part qualifié les coups de feu de tentative d'homicide volontaire - la victime a survécu, malgré un poumon perforé. L'accusé aurait visé et tiré en toute conscience.

Elle a réclamé une peine privative de liberté de 15 ans en milieu fermé, recommandant un suivi psychiatrique à cause d'un risque de récidive très élevé dû à la personnalité du tireur. L'avocat de celui-ci avait demandé trois ans de prison et un traitement thérapeutique.

Multiples récidives

Le juge a quant à lui parlé d'«agissements abominables», l'accusé ayant tiré tout de suite et n'ayant laissé aucune chance à sa victime. Se reposant également sur des témoins qui n'ont pas noté de comportement agressif chez la victime, il n'a pas reconnu la légitime défense et exclu la peur et la panique du comportement de l'accusé.

En janvier 2012, la Cour suprême soleuroise avait déjà reconnu celui-ci coupable d'une quarantaine d'infractions et condamné à 39 mois de prison. L'homme avait fait recours auprès du Tribunal fédéral (TF) et avait été laissé en liberté. A la mi-juin, le TF avait confirmé la peine prononcée par la justice soleuroise.

L'instance cantonale n'avait pas caché craindre un risque de récidive. Elle avait toutefois renoncé à ordonner son incarcération avant le verdict définitif du TF.

(ats)

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