Jura - Drame de Courfaivre: la justice accusée d’être complice d’un féminicide
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JuraDrame de Courfaivre: la justice accusée d’être complice d’un féminicide

La famille de Mélanie K., tuée par son mari fauconnier, s’oppose au classement de l’affaire. Une manifestation de soutien s’est déroulée lundi à Porrentruy.

par
Vincent Donzé
Pour les manifestants de lundi soir, la justice est complice d’un féminicide.

Pour les manifestants de lundi soir, la justice est complice d’un féminicide.

DR – Facebook, Association interjurassienne grève des femmes.

«Au nom de toute la famille, je vous remercie pour votre action et votre soutien», a écrit à l’«Association interjurassienne grève des femmes» une sœur de Mélanie K., tuée par son mari fauconnier à Courfaivre, le 21 octobre 2019. Lundi soir, une manifestation a réuni 80 personnes devant le château de Porrentruy, siège de la justice jurassienne, selon la radio «RFJ».

Convaincue que tout n’a pas été mis en œuvre pour protéger Mélanie, sa famille s’oppose au classement de l’affaire par le procureur extraordinaire Pierre Aubert. Le dépôt d’un recours a été annoncé. Une démarche soutenue par les participants de la manifestation, opposés au classement de la plainte formulée contre une procureure et un commissaire: «Le rôle de la justice est de protéger les victimes», estime l’«Association interjurassienne grève des femmes».

«Encore combien de femmes sacrifiées pour que vous bougiez?» interroge une pancarte.

«Encore combien de femmes sacrifiées pour que vous bougiez?» interroge une pancarte.

DR – Facebook, Association interjurassienne grève des femmes.

Mélanie K. a été poignardée au domicile familial, après avoir annoncé à son mari qu’elle ne l’aimait plus. Une semaine avant de tuer son épouse et de se donner la mort, le fauconnier de Courfaivre l’avait violée et une plainte avait été déposée. La justice n’avait alors pas placé le mari en détention provisoire, mais lui avait imposé une interdiction de périmètre, qu’il n’a pas respectée.

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