Jura bernois: Drame de La Neuveville: «On apprend à vivre avec la douleur»
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Jura bernoisDrame de La Neuveville: «On apprend à vivre avec la douleur»

La triple électrocution qui a coûté la vie le 15 mai 2017 à deux femmes et un chien à La Neuveville (BE) a été analysée sur place jeudi matin. Les responsabilités ne sont toujours pas établies.

par
Vincent Donzé
Les parents de la victime ont assisté jeudi à la reconstitution du drame qui a coûté la vie à leur fille de 24 ans.

Les parents de la victime ont assisté jeudi à la reconstitution du drame qui a coûté la vie à leur fille de 24 ans.

LMS

Les parents de Claire Schläfli étaient assis sur un banc jeudi matin, face à la balustrade qui contenait le câble électrique fatal à leur fille, le 15 mai 2017. À quelques mètres d’eux, le procureur et son assistante, deux enquêteurs, deux experts et trois policiers reconstituaient le drame.

«Pour la simulation, le corps de notre fille était représenté par un morceau de Sagex», indique le papa qui pouvait assister à la reconstitution, mais n’avait accès à aucune information. L’année écoulée depuis le drame n’a rien arrangé à sa tristesse et à celle de son épouse: «On apprend à vivre avec la douleur, mais on ne s’en sort pas», dit le papa. Mercredi soir, Robert Schläfli et son épouse ont éloigné de la balustrade les fleurs, les bougies, les photos et les objets qui rendent hommage à leur fille Claire, son chien de sauvetage «Makani», et à Miranda, une passante néerlandaise qui tentait de les sauver dans le port de La Neuveville.

Le papa constate que le drame est survenu suite à une «succession de bourdes» que l’enquête devra identifier en déterminant les responsabilités. «Tout ça pour un plaisancier qui réclamait une prise électrique…» soupire Robert Schläfli, en évoquant l’installation rudimentaire connectée à la station électrique examinée une nouvelle fois jeudi.

Responsabilité à déterminer

Conductrice de chien militaire et membre de Redog Suisse, Claire Schläfli est morte à 24 ans. Après une première enquête administrative, l’enquête pénale devra désormais dire pourquoi la balustrade et l’eau du port étaient électrisées. Ce qui est établi, c’est que, pour 4000 francs, un câble électrique a été tiré à la demande d’un plaisancier, qui venait d’acquérir un bateau électrique. La demande avait été adressée en 2013 à l’administration, puis à la mairie.

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