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Affaire de proxénétismeDSK à nouveau entendu sur les parties fines du Carlton

L’ancien directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn est convoqué mardi par la DIPJ de Lille dans l’affaire de proxénétisme dite du Carlton.

DSK a demandé à plusieurs reprises à être entendu dans cette affaire de proxénétisme.

DSK a demandé à plusieurs reprises à être entendu dans cette affaire de proxénétisme.

AFP

Dominique Strauss-Kahn doit être entendu sous le régime de la garde à vue, a-t-on appris samedi de source proche du dossier.

Dans une ancienne caserne

Il est convoqué mardi à 9H00 pour y être entendu dans une ancienne caserne de gendarmerie à Lille, a ajouté cette source, confirmant une information de La Voix du Nord sur son site internet.

L’ancien ministre socialiste peut être assisté d’un avocat lors de cette garde à vue qui peut durer jusqu’à 48 heures, a-t-on précisé de source proche du dossier.

Comme l’indique Le Journal du Dimanche sur son site internet, la convocation est arrivée en fin de semaine au domicile parisien de Dominique Strauss-Kahn, a-t-on ajouté de même source.

Complicité de proxénétisme

Si les juges d’instruction estimaient qu’il existe des charges à son encontre, il pourrait être poursuivi pour complicité de proxénétisme et recel d’abus de biens sociaux, s’il est démontré qu’il avait connaissance de l’éventuelle origine frauduleuse des dépenses dont il aurait bénéficié.

L’ex-patron du Fonds monétaire international a demandé à plusieurs reprises à être entendu dans cette affaire de proxénétisme mettant en cause des responsables hôteliers lillois et des dirigeants d’entreprises du bâtiment.

Il en a formulé le souhait dès la mi-octobre afin de mettre fin "aux insinuations et extrapolations hasardeuses et encore une fois malveillantes". Un mois plus tard, ses avocats dénonçaient un "véritable lynchage médiatique".

Des contreparties?

Il devrait selon toute vraisemblance être interrogé au sujet de parties fines auxquelles il aurait pris part, notamment à Paris et Washington, afin de déterminer s’il savait que les femmes qui y participaient étaient des prostituées.

La question d’éventuelles contreparties à ces soirées, organisées notamment par l’un de ses proches, Fabrice Paszkowski, responsable d’une société de matériel médical et David Roquet, ancien directeur d’une filiale du groupe de BTP Eiffage, devrait également lui être posée.

Selon les avocats des deux hommes mis en examen dans ce dossier, leurs clients ont répondu par la négative à cette question.

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