Actualisé 26.07.2013 à 16:51

Affaire du CarltonDSK encourt 10 ans de prison

Les juges chargés d'instruire l'affaire de proxénétisme dite du Carlton de Lille, renvoient en correctionnelle l'ex-patron du FMI et 12 autres personnes pour «proxénétisme aggravé en réunion».

Dominique Strauss-Kahn est renvoyé devant la justice pour «proxénétisme aggravé».

Dominique Strauss-Kahn est renvoyé devant la justice pour «proxénétisme aggravé».

AFP

Les juges d'instruction ont toutefois abandonné la circonstance aggravante de la bande organisée. Cela aurait pu le renvoyer devant une cour d'assises, a précisé le procureur de Lille, Frédéric Fèvre.

Une quatorzième personne mise en examen dans le dossier est renvoyée pour «complicité d'escroquerie et d'abus de confiance», est-il précisé dans un communiqué. L'ancien directeur général du Fonds monétaire international n'est pas non plus renvoyé pour association de malfaiteurs, un chef d'accusation d'abord envisagé par les juges, a-t-il ajouté.

Il encourt dix ans de prison et 1,5 million euros d'amende.

Le 11 juin, le parquet de Lille avait requis un non-lieu en faveur de l'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), estimant qu'il n'existait «pas de charges suffisantes». Il avait également demandé un non-lieu pour l'ex-directeur du groupe Eiffage en région Nord, Jean-Luc Vergin, et requis le renvoi devant un tribunal correctionnel des 12 autres personnes mises en cause dans ce dossier.

Le parquet n'a pas précisé s'il ferait appel de l'ordonnance, rendue vendredi matin pour les juges.«DSK», 64 ans, avait été mis en examen (inculpé) le 26 mars 2012 pour «proxénétisme en bande organisée» pour avoir participé à des soirées avec des prostituées rémunérées, notamment à Paris et Washington.

«Acharnement» contre DSK?

Il a affirmé qu'il ignorait que ces femmes, qui lui avaient été présentées par un commissaire de police et des entrepreneurs, étaient des prostituées. L'affaire a pris le nom de l'hôtel Carlton de Lille, un établissement de luxe dont le propriétaire, le directeur et le chargé de relations publiques ont été mis en examen. Un des avocats de DSK, Me Richard Malka, dénonçant l'«acharnement» contre leur client, a indiqué vendredi qu'ils iraient «sereinement devant le tribunal correctionnel pour démontrer l'absurdité et l'aberration de ce grief de proxénétisme aggravé».

Les juges d'instruction lillois ont abandonné la qualification criminelle de «bande organisée», qui aurait pu justifier un renvoi devant les assises, ainsi que l'infraction d'«association de malfaiteurs», conformément aux réquisitions du parquet. En décembre dernier, un accord financier confidentiel entre DSK et Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui l'accusait d'agression sexuelle, a définitivement clos l'affaire au retentissement mondial du Sofitel de New York, qui avait contraint l'ancien ministre socialiste français à démissionner du FMI et avait mis fin à ses ambitions présidentielles en France.

(AFP)

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