Chronique: Du chocolat et des saucisses
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ChroniqueDu chocolat et des saucisses

Découvrez la chronique du hockeyeur de NHL Nino Niederreiter, parue dans «Le Matin Dimanche».

par
Nino Niederreiter
Keystone

Eh bien voilà, on y est. Ce dimanche matin, je me suis envolé pour le Minnesota, où le camp d’entraînement du Wild, mon équipe de NHL, s’amorcera la semaine prochaine. Avec les années, j’ai l’habitude de ces moments où l’on passe d’un continent à un autre, d’une vie à une autre.

Je sais que les adieux avec mes proches sont déchirants, que ma maman verse une larme, que je dois retenir les miennes en embrassant les enfants de ma sœur. Mais je sais aussi pourquoi je pars. Parce que j’ai la chance d’avoir fait de ma passion un métier et de jouer dans la meilleure ligue du monde.

Même loin du pays, il y aura toujours un élément qui me fera penser à la Suisse. D’ailleurs, lorsque j’ai fait mes valises, j’y ai glissé pas mal de chocolat et de saucisses. Je vais avoir de quoi tenir quelques semaines, et j’ai la certitude que les proches et les amis qui viendront me rendre visite pendant la saison auront la bonne idée de me réapprovisionner.

Une fois arrivé, je serai tout de suite plongé dans l’environnement de la nouvelle saison. Pendant deux jours, on passera toute une batterie de tests médicaux et physiques; ensuite, on embarquera sur la glace pour le camp d’entraînement au terme duquel les coaches définiront les contours de l’équipe. Personnellement, je suis très confiant avant d’entamer le processus.

J’ai bien bossé pendant l’été et je pense que je suis devenu un meilleur joueur. J’ai surtout travaillé mon patinage (en prenant des cours de power skating à Coire), ma technique et ma vitesse. Le jeu change, va toujours plus vite, et nous, les joueurs, devons nous donner les moyens de nous adapter à cette évolution des choses. Nous devons agir sur les paramètres que nous maîtrisons et ne pas nous soucier de ceux sur lesquels nous n’avons pas d’influence.

À ce stade de la saison, je ne me suis fixé qu’un seul objectif: aider mon équipe à se hisser en play-off. Ensuite, une fois ce cap atteint, tout, vraiment tout, devient possible. D’un point de vue personnel, je caresse le rêve de me rapprocher de la barre des trente buts. En 2016-2017, j’en avais inscrit 25. La saison dernière, j’avais manqué 19 matches à cause des blessures et m’étais arrêté à 18. Alors, pour autant que les planètes soient bien alignées, je me dis que le chiffre 30 serait magique.

Cette chronique est assurée en alternance par Thabo Sefolosha, Nino Niederreiter, Fanny Smith, Thomas Lüthi et Alex Song.

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