Brexit: Du référendum de 2016 à l’accord post-Brexit

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BrexitDu référendum de 2016 à l’accord post-Brexit

Plus de quatre ans se sont écoulés entre référendum de juin 2016 en faveur du Brexit et l’accord conclu ce jeudi. Retour sur les principales étapes de ce long processus.

Ursula von der Leyen et Boris Johnson ont annoncé un accord ce jeudi 24 décembre après des mois de négociations.

Ursula von der Leyen et Boris Johnson ont annoncé un accord ce jeudi 24 décembre après des mois de négociations.

AFP

Tout commence le 23 juin 2016 quand les Britanniques votent en faveur d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE). Le lendemain, le Premier ministre conservateur David Cameron démissionne. Il est remplacé par Theresa May, une eurosceptique qui a toutefois voté contre le Brexit.

Le 29 mars 2017, Theresa May active l’article 50 du Traité de Lisbonne, enclenchant le processus de sortie de l’UE, censé alors aboutir deux ans plus tard.

Pour asseoir son autorité, elle convoque des législatives anticipées. Elle perd sa majorité le 8 juin, ce qui la contraint à s’allier avec le petit parti unioniste nord-irlandais ultra-conservateur DUP.

Premier accord

Le 13 novembre 2018, les négociateurs britanniques et européens concluent un accord de sortie, approuvé le 25 novembre lors d’un sommet européen extraordinaire.

Trois fois de suite (le 15 janvier 2019, le 12 mars et le 29 mars), les députés britanniques rejettent l’accord. Le Brexit est reporté au 22 mars, puis au 31 octobre. Theresa May est contrainte d’organiser les élections européennes le 23 mai. Le lendemain, elle annonce qu’elle démissionnera le 7 juin.

Boris Johnson aux manettes

Le 23 juillet, Boris Johnson, partisan d’un Brexit au 31 octobre avec ou sans accord, est désigné par le Parti conservateur pour succéder à Theresa May.

Le 17 octobre, l’UE et le Royaume-Uni annoncent être parvenus à un nouvel accord. Le 22, le Parlement britannique entérine le principe du nouvel accord mais vote contre son examen en accéléré. Boris Johnson convoque des élections législatives anticipées pour sortir de l’impasse. Le 28 octobre, les 27 accordent au Royaume-Uni un report jusqu’au 31 janvier 2020.

Brexit

Boris Johnson remporte haut la main les élections, avec une majorité inédite pour les conservateurs depuis Margaret Thatcher de 365 députés sur 650.

Son accord de Brexit est approuvé par la Chambre des communes renouvelée le 9 janvier 2020. Le texte est ratifié le 29 par le Parlement européen.

Le 31 janvier, les Britanniques quittent formellement l’UE. Ils entrent dans une période de transition jusqu’au 31 décembre 2020, pendant laquelle ils continuent d’appliquer les normes de l’UE.

Négociations post-Brexit

Début mars, l’UE et le Royaume-Uni entament les négociations sur leur future relation commerciale et sécuritaire, avec l’objectif d’arriver à un accord de libre-échange sans quotas ni droits de douane. Perturbés par la pandémie de nouveau coronavirus, les pourparlers butent notamment sur la pêche et les conditions de concurrence équitable.

Le 9 septembre, le gouvernement britannique annonce son intention de revenir sur certains de ses engagements pris au moment du Brexit concernant l’Irlande du Nord. Il reconnaît qu’il s’agit d’une violation du droit international. Le 1er octobre, l’UE déclenche une procédure d’infraction.

Accord au finish

Le 15 octobre, les 27 demandent à Londres de faire des concessions pour arriver à un accord commercial. Boris Johnson, qui avait fait de cette échéance une date butoir, décrète les négociations finies et demande aux Britanniques de se préparer à un «no deal».

Après une semaine d’impasse, les discussions reprennent le 22 octobre de manière intensive. Censées se terminer avant novembre pour pouvoir appliquer un éventuel texte à temps, elles ne cessent d’être prolongées.

Le 8 décembre, Londres et Bruxelles annoncent un accord sur l’application des dispositions douanières et fiscales spéciales pour l’Irlande du Nord. Le gouvernement britannique retire les articles de sa loi contestés par l’UE.

Le lendemain, Boris Johnson se rend à Bruxelles pour un dîner avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen qui s’achève sur un nouveau constat de divergences. La veille de Noël, à l’issue d’une ultime nuit de pourparlers, les deux dirigeants annoncent la conclusion d’un accord.

(AFP/NXP)

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