06.06.2020 à 09:38

BasketballDubas: «Le bon moment pour revenir à Vevey»

L’international suisse s’exprime sur son choix de rejoindre son club formateur. Il revient aussi sur son départ opaque des Lions de Genève.

par
Sport-Center
Jonathan Dubas sous les couleurs de Genève en octobre dernier.

Jonathan Dubas sous les couleurs de Genève en octobre dernier.

Keystone

Il est de retour à la maison. Dix ans après son départ de Vevey, où il est né et a été formé, Jonathan Dubas retrouve «son» club. L’ailier fort de 29 ans, non conservé par Genève, s’est engagé pour deux ans avec l’équipe de la Riviera vaudoise. Un choix dicté en grande partie par l’aspect affectif. «L’idée de revenir dans la région m’a toujours trotté dans la tête, confie l’intéressé. Comme mon contrat n’a pas été reconduit par les Lions, le timing était plutôt bon. C’était le bon moment. Il y a des périodes dans la vie d’un sportif où on a besoin de se challenger et d’autres où on cherche plutôt de la stabilité, un confort. J’étais dans cette optique.»

Attendu dans un rôle de leader

La présence sur le banc veveysan de Niksa Bavcevic, que Jonathan Dubas a connu à Monthey entre 2015 et 2017, a également joué un rôle prépondérant. «On est toujours resté en contact, admet l’international suisse. On n’est pas passé par 1000 chemins, il m’a directement contacté pour me dire qu’il était intéressé de retravailler avec moi. Avec la crise du coronavirus, on a décidé de temporiser et je voulais en parallèle écouter les autres offres que j’avais. Puis le président a contacté mon agent et les réelles propositions ont commencé il y a une semaine et demi. Les discussions ont abouti quelques jours plus tard.»

À Vevey, Dubas est appelé à endosser le rôle de leader du haut de sa riche expérience, lui qui a tout gagné en Suisse (dont le championnat en 2017, avec Monthey). L’idée, derrière sa venue: faire passer un cap à une équipe résolument jeune et en progrès constants depuis sa remontée au plus haut niveau, en 2017. «Je veux transmettre mon vécu, abonde-t-il. On va essayer d’aller chercher le haut du tableau. C’est pour ça que j’ai signé deux ans: la saison prochaine est censée servir de transition pour, ensuite, se stabiliser dans les premiers.»

Avec Genève, un goût d’inachevé

Désormais pleinement tourné vers l’avenir, Jonathan Dubas jette un dernier regard sur sa courte aventure à Genève. Débarqué en juillet dernier au Pommier, le Veveysan n’aura disputé que 20 matches avec les Lions, pour une moyenne de 8 points, 6 rebonds, 2 passes et 24 minutes par rencontre. «Je n’ai aucune idée de la raison pour laquelle on ne m’a pas conservé, assure-t-il. Je m’étais engagé sur deux ans et à la base, j’avais prévu d’honorer ma dernière année. Quand le virus s’est déclaré, j’ai reçu un message comme quoi mon contrat ne serait pas conservé. Puis on m’a soumis une proposition qui a été retirée immédiatement derrière. Je n’ai pas vraiment cherché à comprendre. Cela me laisse un goût amer mais, en même temps, a facilité mon choix.»

Malgré cette fin en eau de boudin, l’ancien capitaine emblématique de Monthey conserve un souvenir positif de sa saison: «On a perdu quelques matches cruciaux donc on ne peut pas dire que cela été une saison exceptionnelle mais elle reste globalement satisfaisante. On avait surtout beaucoup à prouver en play-off donc il y a juste une petite frustration là-dessus, d’autant que l'on commençait à trouver une alchimie vers février/mars.»

On ne saura jamais si l’histoire aurait été différente au cas où l’exercice actuel serait arrivé à son terme, voire si Genève avait été consacré. On sait, en revanche, que la tournure des événements va offrir des émouvantes retrouvailles entre Jonathan Dubas et Vevey.

Brice Cheneval

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!