Brexit: Dublin et Belfast veulent garder frontière ouverte
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BrexitDublin et Belfast veulent garder frontière ouverte

lES dirigeants irlandais et nord-irlandais ont jugé crucial de ne pas mettre en place de contrôles le long de la frontière terrestre de 500 km qui sépare leurs territoires.

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Le président du Conseil européen Donald Tusk s'exprime lors de son arrivée au Sommet Européen spécialement dédié au Brexit à Bruxelles. (Samedi 29 avril 2017)

Le président du Conseil européen Donald Tusk s'exprime lors de son arrivée au Sommet Européen spécialement dédié au Brexit à Bruxelles. (Samedi 29 avril 2017)

Keystone
Nicola Sturgeon rédige une lettre à la Première ministre britannique dans laquelle elle souligne que «le peuple écossais doit avoir le droit de choisir son propre avenir». (Jeudi 30 mars 2017)

Nicola Sturgeon rédige une lettre à la Première ministre britannique dans laquelle elle souligne que «le peuple écossais doit avoir le droit de choisir son propre avenir». (Jeudi 30 mars 2017)

AFP
Donald Tusk a expliqué que la «relation future» avec le Royaume-Uni ne se fera uniquement quand des «progrès suffisants» auront été faits sur l'accord réglant le divorce. (31 mars 2017)

Donald Tusk a expliqué que la «relation future» avec le Royaume-Uni ne se fera uniquement quand des «progrès suffisants» auront été faits sur l'accord réglant le divorce. (31 mars 2017)

AFP

Le Brexit ne doit pas revenir à la mise en place de «frontières rigides» entre la République d'Irlande et la province britannique de l'Irlande du Nord. C'est ce qu'ont jugé vendredi les dirigeants des deux territoires.

Depuis 1922, les habitants de la République d'Irlande et du Royaume-Uni jouissent de la liberté de circulation entre les deux entités. Ce dans le cadre de la Zone commune de voyage qui prévoit des contrôles minimaux aux frontières.

Décision cruciale

Or, lors d'un Conseil britannico-irlandais réuni en urgence vendredi pour évoquer les conséquences du Brexit, les dirigeants irlandais et nord-irlandais ont jugé crucial de ne pas mettre en place de contrôles le long de la frontière terrestre de 500 km qui sépare le Royaume-Uni de l'Irlande. Cette dernière est membre de l'Union européenne (UE).

«Il existe des moyens modernes d'éviter des frontières rigides», a déclaré le Premier ministre irlandais Enda Kenny à l'issue de la réunion organisée à Cardiff, au Pays de Galles.

«Ni le Nord, ni le Sud (de l'île, ndlr) n'accepteraient de frontières rigides (...). La meilleure issue pour tous est que le Royaume-Uni prospère et jouisse des liens les plus étroits qui soient avec l'UE», a-t-il ajouté. «Et pour nous, en Irlande, cela signifie avoir accès au marché commun».

Difficultés

«Nous rencontrons des difficultés, mais je m'attends à ce que la Zone commune de voyage soit préservée», a encore expliqué le chef du gouvernement irlandais. L'Irlande du Nord, l'Ecosse et Londres se sont prononcés majoritairement contre le Brexit.

Son homologue nord-irlandaise Arlene Foster, elle-même partisane du Brexit, a estimé que la Zone commune de voyage pouvait continuer à exister, malgré le vote britannique en faveur de la sortie de l'UE.

Outre ceux d'Irlande et d'Irlande du Nord, le Conseil britannico-irlandais comprend des représentants du Royaume-Uni, d'Ecosse, du Pays de Galles et des îles de Man, de Jersey et de Guernesey.

(AFP)

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