Jérusalem: Durcissement des peines contre les lanceurs de pierres
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JérusalemDurcissement des peines contre les lanceurs de pierres

Suite à une troisième journée de troubles sur le site sensible, Benjamin Netanyahu a annoncé de nouvelles mesures.

Keystone

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé mercredi un durcissement des peines contre les lanceurs de pierres face à la multiplication des «attaques contre les citoyens et les policiers», à l'issue d'un troisième jour de heurts sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem.

«Il a été décidé d'un durcissement des mesures dans plusieurs domaines: une modification des règles d'engagement sera examinée ainsi que l'établissement d'une peine minimale pour les lanceurs de pierres et des amendes importantes pour les mineurs - et leurs parents - qui commettent ces délits», a déclaré le chef du gouvernement israélien en ouverture d'une réunion d'urgence rassemblant plusieurs de ses ministres et des responsables de sécurité.

«A la veille du Nouvel an (juif), il a été prouvé une nouvelle fois que les pierres peuvent tuer», a déclaré Benjamin Netanyahu, faisant allusion à la mort d'un automobiliste israélien ayant perdu le contrôle de son véhicule après avoir apparemment essuyé des jets de pierres dimanche soir à Jérusalem.

Statu quo sur l'esplanade des Mosquées

Au cours de la réunion à laquelle ont assisté, entre autres, le ministre de la Défense Moshé Yaalon et la ministre de la Justice Ayelet Shaked, Benjamin Netanyahu a aussi réaffirmé son attachement au statu quo sur l'esplanade des Mosquées tout en affirmant qu'il ne laisserait pas des fauteurs de trouble perturber les visites des juifs sur le site.

«Israël est attaché au maintien du statu quo sur le Mont du temple (esplanade des Mosquées pour les musulmans) et Israël ne laissera pas des émeutiers empêcher les visites de juifs sur le site», a-t-il dit.

Selon le «statu quo», les règles tacites en vigueur depuis 1967, les musulmans peuvent monter sur l'esplanade des Mosquées quand ils le veulent et les juifs à certaines heures, mais pas pour prier.

La visite de plus d'un millier de touristes et de juifs à l'occasion du Nouvel an juif a renforcé les craintes des Palestiniens et des autorités musulmanes qu'Israël ne tente de bouleverser cet arrangement et n'impose un partage de l'esplanade: le matin pour les juifs, le reste pour les

(AFP)

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