05.02.2020 à 17:02

E-cigarette: référendum lancé contre la nouvelle loi

Genève

Les professionnels du vapotage contestent les interdictions qui touchent l'e-cigarette suite à la révision de la loi genevoise sur les produits du tabac.

Pour les référendaires, la nouvelle loi genevoise est contre-productive.

Pour les référendaires, la nouvelle loi genevoise est contre-productive.

Keystone

A Genève, les professionnels de la cigarette électronique lancent un référendum contre la nouvelle loi qui restreint l'usage de produits assimilés au tabac. En cause: les interdictions de publicité et de fumer dans les lieux publics.

Deux points fondamentaux

Adoptée par le Grand Conseil genevois le 17 janvier, la loi sur la remise à titre gratuit et la vente à l'emporter de boissons alcooliques, de produits du tabac et de produits assimilés au tabac (LTGVEAT) vise à protéger les mineurs. Genève, comme Bâle-Ville, a ainsi devancé une loi fédérale encore en discussion à Berne.

Selon la Feuille d'avis officielle, la nouvelle loi genevoise est attaquée par voie référendaire. «Nous contestons deux points fondamentaux: l'interdiction totale de publicité sur le domaine public et l'interdiction de fumer dans les lieux publics», a indiqué mercredi Isabelle Pasini, présidente de l'Association romande des professionnels de la vape (ARPV), interrogée par Keystone-ATS.

Et de déplorer que la nouvelle loi mette dans le même panier cigarette électronique et cigarette traditionnelle. «C'est contre-productif. L'e-cigarette est un outil de réduction des risques liés au tabagisme, elle aide le fumeur à diminuer voire à cesser sa consommation de tabac, tout en gardant le plaisir et la gestuelle de la cigarette», explique-t-elle.

«Tester en magasin»

L'interdiction totale de publicité sur le domaine public ou visible du domaine public obligerait les commerces à bâcher leur vitrine pour que les produits ne soient pas vus de l'extérieur. Quant à l'interdiction de fumer dans les lieux publics, elle empêcherait les professionnels de conseiller correctement les clients. «Il est impératif de pouvoir tester le produit en magasin», souligne Mme Pasini.

Par ailleurs, il serait aberrant de renvoyer ces personnes dans des fumoirs. Il faudrait plutôt laisser les propriétaires de restaurants et de bars décider s'ils acceptent le vapotage à l'intérieur ou pas. Selon une étude, la vape passive n'existe pas. La vapeur reste quatre à dix secondes en suspension puis disparaît.

La LTGVEAT ayant été adoptée à l'unanimité, les référendaires n'ont pas reçu de soutien politique. Ils ont jusqu'au 4 mars pour récolter 5294 signatures valables.

(ats)

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