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EpidémieEbola: infirmière entre la vie et la mort à Londres

Placée depuis mardi en isolement dans un hôpital londonien, l'infirmière britannique contaminée par le virus Ebola est dans un état jugé très critique.

L'infirmière britannique trouve dans un état critique, a annoncé le Royal Free Hospital, à Londres.

L'infirmière britannique trouve dans un état critique, a annoncé le Royal Free Hospital, à Londres.

Une infirmière britannique contaminée par le virus Ebola était entre la vie et la mort ce dimanche 4 janvier à Londres.

A Berlin, un soignant a été placé en isolement tandis qu'aux Etats-Unis, un soignant américain va être hospitalisé. Ils sont tous deux de retour de Sierra Leone, qui a annoncé la prolongation de la quarantaine d'une région contaminée.

La Britannique Pauline Cafferkey, 39 ans, se trouve dans un état critique, a annoncé samedi le Royal Free Hospital où l'infirmière est placée en isolement depuis mardi. Capable de boire et de manger, de rester assise dans son lit recouvert d'une tente et de dialoguer avec ses proches mercredi, elle a vu son état se dégrader fortement lors des deux derniers jours, a souligné l'hôpital.

Le ministre de la Santé, Jeremy Hunt, a souligné qu'elle recevait les meilleurs soins possibles, alors que le premier ministre David Cameron a indiqué que ses «pensées et prières» allaient à Pauline Cafferkey.

Compter sur la chance

La patiente a accepté de recevoir ces derniers jours un traitement antiviral expérimental et du plasma sanguin prélevé sur une personne ayant survécu à Ebola, dans l'espoir que les anticorps qu'il contient l'aideront à combattre la maladie.

Pour le professeur Hugh Pennington, expert en microbiologie, l'infirmière doit désormais compter sur la chance pour survivre. «Le plasma est probablement son meilleur espoir de traitement», a-t-il souligné.

Arrivée d'un soignant exposé

Quant au soignant américain qui devait être placé dimanche en observation dans un hôpital du Nebraska, dans le centre des Etats-Unis, il a aussi séjourné en Sierra Leone, où il a été exposé au virus. Le patient, dont l'identité n'a pas été communiquée, arrivera à l'hôpital dimanche par voie aérienne pour y être en observation et y recevoir éventuellement un traitement.

«Il n'est pas malade et n'est pas contagieux», a précisé Phil Smith, directeur médical de l'unité spécialisée du Nebraska Medical Center.

Aussi en Allemagne

Un soignant sud-coréen, qui a aussi séjourné en Sierra Leone, a également été placé en isolement en Allemagne samedi à l'hôpital de la Charité de Berlin.

Le patient ne présente aucun symptôme et rien n'indique pour l'heure qu'il ait été contaminé. Mais il s'est piqué au doigt le 29 décembre avec une seringue, à travers trois épaisseurs de gants, après avoir prélevé le sang d'un malade d'Ebola qui a depuis succombé au virus, a précisé l'hôpital.

Quarantaine prolongée

La Sierra Leone, pays très touché par Ebola, a quant à elle annoncé dimanche qu'elle prolongeait de deux semaines la quarantaine de Tonkolili, un département dans le nord du pays, pour y enrayer l'épidémie.

Un total de 72 cas y ont été officiellement découverts durant ces cinq dernières semaines, pour l'essentiel à Gbonkolenken, Kholifa Ruana et Yoni, selon les autorités.

La mesure, applicable depuis samedi, a été prise à la suite d'une réunion d'évaluation des responsables de la lutte anti-Ebola, a précisé à l'AFP Salieu Bah, l'un d'entre eux.

«Pas de plan B»

Contre Ebola, il n'y a «pas de plan B», le virus «doit être vaincu», a déclaré de son côté dimanche le nouveau chef de la Mission de l'ONU pour la lutte contre Ebola (UNMEER), Ismail Ould Cheikh Ahmed.

«C'est à notre portée et nous ne devons avoir aucune indulgence. Il s'agit d'une crise mondiale. Nous avons sans conteste une période difficile devant nous, mais nous pouvons réussir», a-t-il ajouté.

Selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé, publié mercredi et arrêté au 28 décembre, le nombre de morts dues à l'épidémie de fièvre hémorragique en Afrique de l'Ouest dépasse le chiffre de 7900 sur un total de plus de 20'200 cas enregistrés dans les trois pays les plus touchés.

(ats)

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