08.03.2016 à 19:36

Renens (VD)Eclat entre le procureur et la défense de Claude D.

Les avocats de l'accusé ont voulu mettre en lumière la psychologie de leur client. Un conciliabule qui a mis Eric Cottier hors de lui.

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Un dessin de Claude D. en mars 2016. Le Tribunal fédéral a confirmé l'internement ordinaire de  l'assassin de la jeune Marie. (Jeudi 21 février 2019)

Un dessin de Claude D. en mars 2016. Le Tribunal fédéral a confirmé l'internement ordinaire de l'assassin de la jeune Marie. (Jeudi 21 février 2019)

Keystone
Après l'annulation de son internement à vie par le Tribunal fédéral, Claude D. est condamné ce jeudi à un internement ordinaire par le Tribunal cantonal vaudois. Le risque de récidive est extrêmement élevé et il est inaccessible à des mesures thérapeutiques. (27 septembre 2018)

Après l'annulation de son internement à vie par le Tribunal fédéral, Claude D. est condamné ce jeudi à un internement ordinaire par le Tribunal cantonal vaudois. Le risque de récidive est extrêmement élevé et il est inaccessible à des mesures thérapeutiques. (27 septembre 2018)

Keystone
Claude D., assassin de la jeune Marie, s'est présenté une nouvelle fois devant le Tribunal cantonal vaudois le 27 septembre. (Jeudi 13 septembre 2018)

Claude D., assassin de la jeune Marie, s'est présenté une nouvelle fois devant le Tribunal cantonal vaudois le 27 septembre. (Jeudi 13 septembre 2018)

Keystone

Après une très longue audience, la défense de Claude D. a interrogé son client, mardi en fin d'après-midi, en cherchant à comprendre sa psychologie. Exaspéré par le procédé qui s'éternisait, le procureur général Eric Cottier a fini par sortir de ses gonds et qualifier l'exercice de «pathétique».

La journée avait été déjà entièrement consacrée à Claude D., accusé d'avoir tué Marie en mai 2013. Ses actes, son comportement, sa nature, beaucoup avait déjà été dit et redit.

Après 17h, les avocats de Claude D., Loïc Parein et Yaël Hayat se sont lancés à leur tour. Ils se sont tournés vers leur client, donnant un côté «conversation autour du feu» à leur interrogatoire. Au fil des minutes, leurs propos sont devenus pour ainsi dire inintelligibles à une grande partie de la salle. La scène ressemblait aussi beaucoup à ce que l'on peut imaginer d'un rendez-vous chez le psy.

Il pense tous les jours à la victime

«Ce soir, la coupe est plus que pleine», s'est exclamé finalement Eric Cottier, furieux de la tournure des événements. «Votre conciliabule est pathétique» et, demain, il faudra revenir aux faits de la cause, a-t-il lancé, rouge de colère.

Les deux avocats ont répliqué qu'ils parvenaient enfin à donner un autre éclairage de Claude D., différent de celui de ses accusateurs. L'accusé avait affirmé notamment qu'il pensait tous les jours à Marie et qu'il avait une photo d'elle. Son assassinat était «un gâchis», selon lui.

(ats)

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