Justice: Ecole: prison ferme pour agressions sexuelles

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JusticeEcole: prison ferme pour agressions sexuelles

Un ex-directeur d'école primaire de Bretagne a été condamné à deux ans fermes pour des aggressions contre des écoliers.

Image d'illustration - Frédéric BISSON / Flickt Creative Commons

Un instituteur, ancien directeur d'école primaire en Ille-et-Vilaine, a été condamné jeudi à cinq ans de prison dont trois avec sursis par le tribunal correctionnel de Saint-Malo pour des agressions sexuelles contre des écoliers commises il y a trois ans.

Le tribunal a prononcé une peine légèrement inférieure aux réquisitions du parquet -cinq ans, dont trois ferme- et n'a pas non plus prononcé le mandat de dépôt à l'audience réclamé par la procureure Christelle Chenu. En revanche, comme l'avait requis la magistrate, le tribunal a condamné le prévenu à un suivi socio-judiciaire avec obligation de soins ainsi qu'à une interdiction définitive d'exercer une quelconque activité en lien avec des mineurs. Il sera en outre inscrit au fichier judiciaire des auteurs d'infractions sexuelles.

L'enseignant, âgé de 29 ans à l'époque, avait été mis en examen pour «agression sexuelle sur un mineur de 15 ans par une personne ayant autorité sur la victime» après la plainte d'un parent d'élève.

Onze familles

Placé sous contrôle judiciaire après avoir purgé trois mois de détention provisoire, le prévenu a reconnu les faits qui lui sont reprochés concernant trois victimes, mais onze familles au total se sont portées parties civiles.

Face aux familles, la procureure avait demandé au tribunal de ne pas seulement entrer en voie de condamnation pour ces trois «proies faciles et impressionnables» mais aussi pour les huit autres parties civiles. «Comment peut-on dire que les parents ont fait pression sur leurs enfants pour qu'ils mentent? Aucun parent ne peut souhaiter que son enfant soit victime d'agressions sexuelles», a-t-elle notamment affirmé, rappelant qu'il s'agissait bien d'actes pédophiles.

Les enquêteurs ont découvert que l'enseignant de CP/CE1 avait fait l'objet d'une plainte similaire en 2008 dans un village situé à une vingtaine de kilomètres. L'affaire avait alors été classée sans suite, faute d'avoir pu être étayée.

(AFP)

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