Restrictions Covid-19: EconomieSuisse imagine la fin du port du masque
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Restrictions Covid-19EconomieSuisse imagine la fin du port du masque

La faîtière de l’économie propose un plan en quatre phases. Après quoi, l’épidémie sera derrière nous…

par
Eric Felley
Pour EconomieSuisse, la fin de la pandémie se jouera en quatre phases. La dernière étant l’abandon du masque.

Pour EconomieSuisse, la fin de la pandémie se jouera en quatre phases. La dernière étant l’abandon du masque.

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L’UDC et le PLR reprochent à Alain Berset de ne pas avoir de plan de sortie du semi-confinement à la fin de ce mois. La faîtière ÉconomieSuisse lui en propose un tout prêt. Dans un communiqué publié dimanche, elle y va de ses propositions pour changer la politique du Conseil fédéral, à qui elle indique une marche à suivre en quatre phases. «Au lieu de lutter contre la pandémie à coups d’interdictions strictes et parfois arbitraires, explique-t-elle, le Conseil fédéral devrait désormais prendre ses décisions en se fondant sur des principes et sur la couverture vaccinale de la population.»

Phase 1: terrasses et magasins

Mercredi, le Conseil fédéral devrait annoncer des levées de restrictions. Pour EconomieSuisse, elles doivent intervenir au 1er mars. La première phase de son plan prévoit un assouplissement, voire une suppression de la limite de cinq personnes pour les rassemblements dans les espaces publics, notamment pour faire «du patin, du vélo, ou de la randonnée». Les restaurants doivent être autorisés à rouvrir «leurs espaces extérieurs». Les magasins vendant des produits «non essentiels» doivent aussi pouvoir reprendre leurs activités et le télétravail ne doit plus être obligatoire mais recommandé. Tout cela en augmentant «les capacités de dépistage et en maintenant un traçage des contacts efficace à tout moment».

Phase 2: cinémas, espaces bien-être et sport

La deuxième phase commencerait lorsque les groupes à risque seront vaccinés. «Les restaurants, les cinémas ou les espaces de bien-être doivent pouvoir rouvrir avec des concepts de protection appropriés, note le communiqué. Toutes les activités sportives et les rassemblements en plein air doivent également être à nouveau possibles sans restriction». Durant cette phase, il faudrait effectuer un dépistage intensif pour identifier les personnes asymptomatiques à un stade précoce. EconomieSuisse mise sur la responsabilité individuelle pour que des tests «soient réalisés dans les écoles, les entreprises et les institutions sociales et que la population continue à se faire tester rapidement en cas de soupçon».

Phase 3: foires, congrès, matches et concerts

Durant la troisième phase, «chaque personne qui le souhaite peut être vaccinée sans tarder et le risque d’une surcharge des hôpitaux devient peu probable». Pour ÉconomieSuisse, l’État ne pourra plus imposer aux personnes vaccinées des restrictions aux libertés économiques et personnelles. «Par conséquent, note-t-elle, des manifestations de toute nature peuvent avoir lieu sans concept de protection si tous les visiteurs et prestataires sont immunisés. Dans ces conditions, il faut autoriser les foires, les congrès, les grandes manifestations, telles que les matches de hockey sur glace, de football et les concerts de rock, mais aussi l’ouverture des bars, des discothèques et des boîtes de nuit».

Phase 4: on enlève le masque!

Enfin, durant la quatrième phase, l’immunité collective sera atteinte avec 60% à 80% de la population vaccinée. À ce moment-là, «toutes les restrictions restantes doivent être levées: les entreprises ne doivent plus mettre en œuvre des plans de protection et le port de masques n’est plus obligatoire. Le dépistage se poursuit toutefois pour identifier d’éventuelles mutations et éviter un nouveau pic épidémique. De même, il doit être possible de réactiver rapidement des capacités étendues de traçage des contacts et des vaccins efficaces doivent être disponibles à tout moment».

Pour que cela fonctionne, il faut que la Confédération crée aussi et rapidement un certificat de vaccination «numérique, infalsifiable et reconnu à l’échelle internationale».

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