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CyclismeEgan Bernal a craqué, mais a «donné son meilleur»

Le Colombien, leader unique de l’équipe septuple vainqueur du Tour de France, a flanché comme rarement l’avait fait un grand leader dimanche.

par
Sport-Center
Le leader des Grenadiers a fait long feu.

Le leader des Grenadiers a fait long feu.

KEYSTONE

Sept succès en huit Tours de France pour l’ancienne équipe Sky. Et encore, la seule «défaite», c’était en 2014, lors de la 5e étape des pavés, quand Chris Froome était tombé avant même le moment décisif. Vincenzo Nibali en avait profité pour se mettre en travers de la feuille de route de l’équipe britannique, qui a dominé la Grande Boucle entre 2012 et 2019, grâce à Bradley Wiggins, Chris Froome, Geraint Thomas et enfin Egan Bernal.

Ce dernier a été intronisé leader unique cette année, au vu des prestations de Froome et Thomas lors des épreuves de préparation au Tour. Autant dire que son échec de ce week-end est non seulement une surprise, mais aussi un sacré camouflet pour une formation, qui a longtemps expliqué le vélo à tous ceux qui ont été battus depuis des lustres. Dimanche, Bernal a été lâché à 13 kilomètres du sommet, mais il aurait pu l’être bien avant, à l’entendre.

«Je n’étais pas bien dans la première montée, a-t-il avoué dans un communiqué de son équipe, la seule façon d’avoir des nouvelles dans ce Tour 2020 tellement bizarre. J’ai failli être lâché à ce moment-là déjà. J’ai dit à mon équipe que je n’étais pas bien, et ensuite j’ai donné ce que j’ai pu jusqu’à la fin.» Le Colombien a terminé son pensum à 7’21 des meilleurs.

«Il est difficile de dire comment je me sentais, a-t-il enchaîné. Le truc, c’est que j’avais juste l’impression d’être vide. Je n’avais plus rien en réserve, Quand les autres ont mis une grosse accélération, je n’ai plus réussi à suivre. Ensuite, j’ai récupéré assez vite, mais mon corps n’a pas réagi comme d’habitude.»

«Je suis le No 1 de mon équipe et j’ai tenté de donner mon meilleur. Mais finalement, il y a eu pas mal de coureurs qui étaient meilleurs que moi. Même si j’ai entamé la dernière montée avec les cadors, je savais que j’allais être lâché assez vite. Après, j’ai donné tout ce que j’ai pu pour mon équipe et pour le respect que j’ai pour cette course. Je n’ai aucune excuse. J’ai puisé tout ce que j’avais dans mon corps, mais je ne sais pas... Les autres sont juste plus forts et je dois juste l’accepter.»

Au lendemain de cette étape, le leader de l’équipe Ineos pointe à la 13e place du classement général de l’épreuve. Jamais à cet instant dans la Grande Boucle, Dave Brailsford et sa troupe ne s’étaient retrouvés dans une telle situation.

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