Monténégro: Elections tendues après une attaque déjouée
Publié

MonténégroElections tendues après une attaque déjouée

Plus d'un demi-million d'électeurs doivent élire les 81 députés du futur parlement au Monténégro.

Des élections très tendues au Monténégro. Vingt Serbes qui projetaient un attentat contre l'Etat dimanche soir ont été arrêtés.

Des élections très tendues au Monténégro. Vingt Serbes qui projetaient un attentat contre l'Etat dimanche soir ont été arrêtés.

Vingt Serbes ont été arrêtés dimanche au Monténégro. Ils auraient projeté de commettre en soirée des «attaques» contre l'Etat et ses représentants, après les législatives dans ce pays, a affirmé le chef de la police, sans plus de détail.

Plus d'un demi-million d'électeurs doivent élire les 81 députés du futur parlement parmi les candidats proposés par 17 partis et coalitions. Le scrutin se déroule dans un contexte tendu puisqu'il dira si le Monténégro va ou non rejoindre l'OTAN. Le Premier ministre sortant Milo Djukanovic est au pouvoir depuis un quart de siècle.

Cité par l'agence serbe Tanjug, le Premier ministre serbe Aleksandar Vucic a indiqué n'avoir pas d'information sur ces arrestations. «Pour moi il est curieux que cela se produise aujourd'hui et c'est tout ce que je dirai (...) pour le reste, il vaut mieux que je me morde la langue trois fois et que je me taise», a-t-il déclaré.

Belgrade entretient des relations en dents de scie avec le Monténégro, qui avait déclaré son indépendance de la Serbie en 2006. Podgorica a reconnu le Kosovo en 2008, au grand dam de son ancien voisin et la Serbie rejette toute adhésion à l'OTAN.

Arrestations nocturnes

Selon le chef de la police monténégrine, Slavko Stojanovic, les personnes arrêtées l'ont été dans la nuit précédent le scrutin qui se déroulait sans incident. Un 21e ressortissant serbe est recherché.

Ces personnes «sont soupçonnées d'être arrivées au Monténégro avec l'intention de prendre des armes et de commettre ce soir des attaques contre les institutions, la police et les représentants des organes de l'Etat. Nous n'excluons pas non plus des attaques contre de hauts responsables de l'Etat», poursuit le communiqué sans plus de précision.

(AFP)

Votre opinion