Basketball: Elfic s’attaque à son deuxième quadruplé
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BasketballElfic s’attaque à son deuxième quadruplé

Les Fribourgeoises disputent la finale du championnat contre Nyon dès dimanche (16 h) dans leur salle de Saint-Léonard. Le point avec leur entraîneur Romain Gaspoz.

par
Christian Maillard
Après quatre trophées l’an passé, les Fribourgeoises sont bien décidées à en faire de même cette saison en remportant le titre face à Nyon.

Après quatre trophées l’an passé, les Fribourgeoises sont bien décidées à en faire de même cette saison en remportant le titre face à Nyon.

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Que ce soit Olympic ou Elfic, il n’y a pas que la rime qui soit riche. À Fribourg, le palmarès s’étoffe à chaque saison où on collectionne, tant du côté masculin que féminin et sans partage, les victoires et les trophées. Les dames de Saint-Léonard, qui ont déjà remporté – comme les hommes – trois Coupes cette saison, sont (déjà) en finale d’un championnat qu’elles ont archi-dominés ou presque. Au passif du bilan, deux défaites seulement (alors qu’elles étaient engagées en Coupe d’Europe); la première à Nyon le 28 novembre et la dernière le 18 décembre face à Troistorrents. Ça déroule!

Coach de Elfic Fribourg, Romain Gaspoz a bien étudié le jeu des Nyonnaises.

Coach de Elfic Fribourg, Romain Gaspoz a bien étudié le jeu des Nyonnaises.

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Depuis, les protégées de Romain Gaspoz ont enchaîné 21 succès d’affilée. Comme par enchantement, sans trop d’opposition si ce n’est quelques petites frayeurs. Le coach des Fribourgeoises reste toutefois conscient que ce n’est pas le moment de se relâcher alors que leur adversaire nyonnais, qui avait quelque peu malmené son équipe mi-avril au Rocher (il y avait 75-73 à la 36e), se présente ce dimanche dans leur salle sans complexe et avec des ambitions. Ce premier acte promet d’être disputé entre les deux meilleures élèves de ce millésime 2021-2022.

«Les Nyonnaises ont eu des petits coups de mou durant la saison, mais dans l’ensemble, elles ont mérité, par leur constance, de se retrouver en finale contre nous», reconnaît le coach des Elfes, qui s’attend à un beau duel, même s’il demeure malgré tout très confiant. «Je me souviens que lorsque nous avions perdu à Nyon, nous sortions d’une rencontre intense avec beaucoup d’enjeux au niveau européen dans une période où les filles étaient fatiguées. Alors oui, entre nous, c’est parfois serré comme lors de notre dernière confrontation au Rocher, mais pas toujours si l’on se réfère à notre demi-finale de Coupe de Suisse. Maintenant, reconnaît Gaspoz, Nyon est une équipe qui n’est pas agréable à jouer.»

Et de préciser, pour balayer toute ambiguïté ou de passer pour quelqu’un d’arrogant: «Je dis ça positivement bien sûr. Car il y a une vraie identité de jeu et une opposition de style. Cette formation aime bien évoluer avec un rythme élevé et défendre très fort dans le terrain. C’est un basket de transition de haut tempo où on contrôle bien la balle et il est vrai que c’était parfois compliqué pour nous.» Il s’attend à de gros duels.

Mais entre deux équipes défensivement bonnes, intraitables sous les paniers, quelle sera la clé pour s’imposer? «Il y a un basket de première intention, détaille le coach d’Elfic. Une défense tout terrain d’une équipe rapide avec une intérieure un peu fuyante et une meneuse punchy contre une formation, la nôtre, qui préfère contrôler le rythme et imposer son jeu sur le demi-terrain. Va-t-on être capable de dicter notre tempo à la partie ou à l’inverse va-t-on subir? À mon avis c’est une des clés essentielles de cette finale.»

Lors de leur dernière confrontation, Miriam Uro-Nille et les Nyonnaises avaient sérieusement accroché les Fribourgeoises.

Lors de leur dernière confrontation, Miriam Uro-Nille et les Nyonnaises avaient sérieusement accroché les Fribourgeoises.

24 HEURES/FLORIAN CELLA

Et l’avantage de la salle acquise au terme de la saison régulière est-elle un plus pour Elfic? Romain Gaspoz sourit. «C’est anecdotique à mes yeux, moi je n’y crois pas tellement. J’ai gagné des finales en ayant le désavantage du parquet et le contraire. Je pense qu’il y a deux équipes compétitives qui se valent. Alors oui, on a la chance de démarrer à la maison, mais en fonction de ce qui se passe, cela peut rapidement devenir une épine dans le pied. Maintenant, de finir devant son public en cas de match 5, je reconnais que dans une longue série c’est un avantage.»

Et de répéter, comme le martèlent en boucle tous les entraîneurs du monde à leurs joueurs ou joueuses, lorsque arrivent les play-off ou une rencontre décisive: «Il faut prendre un match après l’autre et ne pas être dans l’anticipation. On a la tête à dimanche où il s’agit de réussir une bonne performance pour bien lancer notre série et marquer d’emblée les esprits. Cela nous a d’ailleurs plutôt assez bien réussis depuis deux ans…»

Après un quadruplé en 2021, Elfic, comme Olympic, espère bien en faire de même au terme de cette finale.

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