Freeride - Elisabeth Gerritzen: «Gagner l’Xtreme est addictif!» 

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FreerideElisabeth Gerritzen: «Gagner l’Xtreme est addictif!» 

La Vaudoise va disputer sa quatrième finale de l’Xtreme de Verbier, samedi. La championne du monde en titre vise une troisième victoire consécutive sur le Bec des Rosses. 

par
Sylvain Bolt
(Verbier)
Elisabeth Gerritzen, vendredi matin devant le Bec des Rosses, qui la terrifie toujours autant. 

Elisabeth Gerritzen, vendredi matin devant le Bec des Rosses, qui la terrifie toujours autant. 

20min/Sébastien Anex

Elisabeth Gerritzen, comment vous sentez-vous avant d’aborder la finale du Freeride World Tour?

Je me sens assez bien physiquement. C’est plus compliqué émotionnellement de se mettre en mode compétition parce qu’on n’a pas pu faire beaucoup de freeride, vu les conditions cet hiver. J’ai beaucoup skié mais j’ai fait peu de poudreuse ou de couloirs. Je sais que j’ai le ski et la technique mais c’est plus sur le plan mental que ça va être un challenge!

Que vous inspire ce Bec des Rosses, avec peu de neige?

Il y a peu de neige mais elle est relativement bonne sur le Bec. On va partir plus bas donc ce sera moins un problème. Le Bec me terrifie toujours autant et il est plus accueillant quand il est recouvert d’un duvet de poudreuse, car ça freine et ça amortit les chutes. Là, c’est une sorte de sucre, c’est une neige qui va aller très vite. Mais c’est notre job de nous adapter aux conditions!

Vous êtes 5e du général avant la finale de samedi. Quel est le bilan de votre hiver sur le circuit?

C’est une saison qui est à l’image de ce que j’ai montré jusqu’à présent sur le World Tour: des chutes, des podiums et des difficultés de chercher la première place. Beaucoup de gens m’avaient prévenue qu’il était hyper difficile de confirmer après avoir décroché le titre.

Victorieuse en 2019 et en 2021 à Verbier, Elisabeth a déjà une ligne en tête pour récidiver sur le Bec des Rosses cette saison.

Victorieuse en 2019 et en 2021 à Verbier, Elisabeth a déjà une ligne en tête pour récidiver sur le Bec des Rosses cette saison.

François Melillo

Avez-vous ressenti davantage de pression?

Je ne sais pas trop. Peut-être qu’en tant que championne du monde, on a plus à prouver. Du coup, ma saison est un peu mitigée malgré les deux podiums. Je suis un peu déçue de mon manque d’engagement sur les étapes mais c’est probablement lié aux mauvaises conditions d’enneigement qu’on a eu sur toutes les épreuves cet hiver. 

C’est pourtant encore mathématiquement possible de décrocher le titre…

Je crois que statistiquement, il y a peu de chance que le coup de chance de l’année passée se reproduise. Je suis 5e sur 6 et la Néo-zélandaise Jessica Hotter a une belle marge d’avance. Tout est quasi joué, à moins qu’elle ne chute. Je serais heureuse pour elle qu’elle décroche le titre car il est mérité. Personnellement, je ne peux qu’améliorer mon rang au général.

Une troisième victoire sur l’Xtreme est dans un coin de votre tête?

Ce serait incroyable oui! J’ai toujours un peu peur de verbaliser cela, mais effectivement j’aimerais revivre ces émotions indescriptibles. Gagner l’Xtreme, avec le mixte d’adrénaline et des proches sur place, c’est assez addictif. 

Avez-vous déjà votre ligne de samedi en tête?

Oui. J’ai réfléchi pendant toute la saison à ma ligne de l’Xtreme. Les deux dernières éditions, j’ai reproduit exactement la même ligne et j’ai gagné. Alors forcément, ça me titille de la refaire une troisième fois. Mais vu que ce choix a été gagnant, il y a le risque que d’autres filles m’imitent. En même temps, il y aura des départs différents, ce qui ouvre des nouvelles possibilités de lignes. Ça me permettrait de sortir de ma zone de confort. Au final, ce sera une ligne créative, qui me plaît et à laquelle je peux faire confiance.

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