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CyclismeElise Chabbey: «C'est clair que ça a un peu péché sur la fin»

La Genevoise s’est un peu rassurée sur l’état de ses jambes, en finissant 13e des Championnats du monde. Mais comme toujours, elle en veut plus.

par
Robin Carrel
(Louvain)
Le peloton féminin, dans les rues de Louvain.

Le peloton féminin, dans les rues de Louvain.

AFP

Très déçue après n’avoir pas pu aider le relais suisse à monter sur le podium mercredi, Elise Chabbey a retrouvé des jambes à l’occasion de la course en ligne, dont l’arrivée était jugée à Louvain. La Suissesse a tenté sa chance, sans succès, à une cinquantaine de kilomètres de l’arrivée, avant d’accompagner les meilleures jusqu'au bout.

Comment c'était?

C'était une course très éprouvante, qui s'est jouée beaucoup sur les placements. C'est vrai qu'on n'avait pas une grosse équipe pour jouer là-dessus, donc c'est compliqué quand on n'a pas un train à sa disposition. En plus, j'ai perdu un rayon après 50 km et eu presque tout le long une roue voilée. Je n'ai pas pu changer mon vélo! Ça n'a pas aidé... Au final, j'ai une coéquipière au sein de mon équipe professionnelle (ndlr: la Polonaise Katarzyna Niewiadoma de chez Canyon SRAM Racing) qui a fait troisième, donc c'est cool. Elle le mérite.

Les jambes semblaient être de retour.

Franchement, je me suis sentie bien. Après, c'est clair que ça a un peu péché sur la fin, mais c'est la même chose pour tout le monde. C'était long, c'était dur, mais je suis assez contente de mes sensations. Il me manque simplement un petit quelque chose pour les sprints, quoi. Il faut que je travaille là-dessus. Mais c'est encourageant pour le futur.

Mentalement, ce parcours est dur à gérer? Le placement, les virages...

Oui, mais après, j'ai de la chance. Je suis assez à l'aise là-dedans et j'arrive à me faufiler plus ou moins bien, même sans avoir une grosse équipe qui me place. Après, ça demande pas mal d'énergie! Et mentalement, il faut toujours être concentrée pour rester devant. C'est plus facile si on a une formation qui le fait à notre place. Franchement, à la fin, ce sont les jambes. Je pense que ce sont les plus fortes qui ont gagné...

«Mais on en veut toujours plus. Treizième, ce n'est pas suffisant!»

Elise Chabbey

Vous attendiez-vous à une course aussi verrouillée?

C'était dur de sortir... Personnellement, je m'attendais à ce que la grande boucle, avant le circuit final, soit plus difficile. Ce n'est pas monté très fort dans les bosses. On a essayé de sortir, mais ça ne l'a pas fait. C'est là que je me suis dit que ça allait se finir au sprint au sein d'un petit groupe.

Du coup, vous êtes rassurée sur l'état de vos jambes, après l'échec de mercredi dernier lors du relais mixte par équipes…

Ouais, ça va... Après, on espère toujours faire mieux. Parce qu'au final, au terme du sprint, je finis loin quand même. C'est juste dommage à ce niveau-là. Mais je suis quand même là à la fin et ça, je pense que c'est une bonne chose. Je vois que la forme est quand même là.

Mais finir 13e d'un Mondial dans les Flandres, c'est quand même pas mal classe!

C'est clair, mais on en veut toujours plus. Treizième, ce n'est pas suffisant! J'aurais préféré un podium... On va dire que c'est bien.

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